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Pour la première soirée de sa 12ème édition Metropop fait fort ! La soirée s'est tenue hier soir, jeudi 8 novembre, à guichet fermé.

visuel de l'album

La programmation aux couleurs Hip-Hop de cette ouverture de festival a plu aux lausannois, heureux de revenir années après années dans la salle mythique de la capitale vaudoise.

20h15, le concert des nantais de C2C est annoncé. La salle finit de se remplir, on sent l'excitation monter dans l’audience. C2C n’a pas été programmé comme tête d’affiche de la soirée, et pourtant depuis quelques mois on ne parle que d’eux. D’abord connu par le milieu du turntablism pour leurs victoires en équipe aux DMC Awards (le championnat de Djs Hip-Hop créé en 1983), les quatre garçons se font connaître du grand public par un succès fulgurant sur les ondes depuis 2012, année de sortie de leur EP.
On avait pourtant déjà entendu les scratch de leurs platines (20Syl et Greem font partie du groupe de Jazz Rap Hocus Pocus et Atom et Pfel ont comme autre projet Beat Torrent au son plus rock-électro).
Le concert commence, le son balance, le beat est là, la salle danse. Le visuel est également un de leur atout, chaque platine est reliée à l’écran qui la soutient. Et puis eux aussi ils dansent : une chorégraphie entre les quatre consoles, ils s’échangent de places, leurs postes se déplacent. Bref un vrai spectacle audio-visuel, un show énergique et millimétré sans faille. Il sera difficile de passer après ça.

En effet quelques minutes après la fin du concert de C2C, Wax Tailor & the dusty rainbow experience entrent sur scène. Le prince de l’Abstract Hip-Hop français se trouve derrière ses platines, accompagné de musiciens live (basse, guitare, violon, violoncelle et flûte traversière). Rien à redire sur la forme. La musique très cinématographique du tailleur de cire est accompagnée d’un show visuel riche, les musiciens sont bons, très bons même. On retrouve sur scène tantôt Charlotte Savary, avec sa voix suave et mutine, tantôt les rappeurs d’A.S.M (célèbres pour leur titre en collaboration avec Wax Tailor « Say Yes»).
Un savant mélange de très bons ingrédients malheureusement livrés avec assez peu d’enthousiasme.  Wax Tailor nous a offert une version légèrement blasée de son spectacle. Une touche un peu douce amère pour cette fin de soirée. Peut-être aurait-il fallu revoir l’ordre de passage ?

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Le vendredi 11 novembre avait lieu la soirée reggae, à guichets fermés, de la 10ème édition du festival lausannois Metropop.

©Metropop2011_Steve_Davet

C’est par une douce brume parfumée qu’a été accueilli le premier concert de la soirée de vendredi au festival Metropop 2011 de Lausanne. Ljahman Levi a réchauffé la foule avec son reggae bien roots prônant la parole de Jah. Venu tout droit de Jamaique, il a été un contemporain de Bob Marley et a même pu le rencontrer lors de ses débuts,ayant vécu son enfance dans les rues de Kingston.

La soirée a continué avec un groupe plus connu dans nos régions. Dub Inc. Les stéphanois ont fait danser le public entre autre sur leurs chansons du nouvel album « Hors contrôle ». La rythmique endiablée et les divers styles permettaient à chacun de trouver son bonheur. La salle pourtant bourrée à craquer s’avérait être parfaitement à l’écoute, comme envoutée. La musique était par ailleurs largement mise en avant grâce à la conception de la salle puisqu’il s’agit à l’origine d’une salle d’opéra et de musique classique. La qualité du concert était donc totale.  


Le clou du spectacle a été un retour inattendu avec un groupe bien connu dans les années 90 : le duo Raggasonic. Ils ont fait revivre leurs chansons cultes du ragga français. Nous les pensions définitivement perdus lorsqu’en 2010, les deux chanteurs décidèrent de se remettre ensemble pour le pire, mais surtout pour le meilleur. Avec leurs paroles pleines de messages et de critiques envers la société dans laquelle nous vivons, ils ont essayé de communiquer leurs pensées universelles comme le respect de la femme, la lutte contre le SIDA ou même la légalisation du Cannabis. Nous pourrions donc les qualifier sans ironie d’artistes engagés.

La foule en délire chantait leurs sons dont la mélodie rappelle forcément quelque chose à la majorité d’entre nous.
Après leur long concert de près d’une heure et demie, ils ont quitté la scène avec la célèbre chanson « faut pas me prendre pour un âne » afin de laisser le public sur un bon souvenir des temps passés.

Lors d’une interview qui sera bientôt disponible en podcast, Daddy Mory, un des deux chanteurs, nous a annoncé qu’ils reviendront tout bientôt en Suisse nous présenter leur dernier album, presque fini, qui sortira début 2012.

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Le Metropop festival, c’est un peu la seule occasion de profiter de cette magnifique salle que notre « métropole » offre. Ses multiples étages, ses balcons et sa très belle architecture nous offre une occasion unique pour admirer sur scène la sulfureuse Karen Ann, le duo déjanté de Cults et bien évidemment les impétueux Kaiser Chiefs.
©Kaiser Chiefs
C’est à Karen Ann que revient l’honneur d’ouvrir la soirée avec son folk-rock teinté de mélancolie. Accompagné de plusieurs musiciens d’un talent certain, cette femme surprend et nous délivre un concert d’une diversité remarquable ; de la folk, de la pop, du rock, tout y passe et est réalisé avec classe. On pourrait croire que ce style a déjà était vu et revu, mais son charisme et sa voix apportent l’originalité que le genre requiert. Une artiste accomplie, qui nous délivre sans extravagance un concert solide et plaisant, même pour les non-initiés ou les réticents.

La soirée s’enchaîne avec le duo New-Yorkais Cults. A la base de ce projet, un homme et une femme qui nous font découvrir ici une pop sexy et moderne. Les chansons de Cults sont langoureuses mais entrainantes, tristes mais joueuses, résolument pop et pourtant très originales. La chanteuse, Madeline, nous charme avec sa voix candide pendant que Brian, lui, se charge de nous faire bouger aux rythmes de ses arrangements accrocheurs. Accompagné de trois autres musiciens, les américains de Cults enchaînent les chansons avec aisance et nous délivre un concert qui donne envie de rester en enfance. Un petit point noir vient tout de même gâcher ce tableau ; la faute à un volume sonore qui, selon moi, était bien trop fort. Même habitué aux volumes endiablés des concerts de Hardcore, j’ai trouvé le réglage plus que perfectible ! Néanmoins ce groupe reste une découverte qui se positionne en haut de mon top 3, si classement il devait y avoir.

La dure tâche d’achever la onzième édition du Metropop Festival revient aux ‘so british’ de Kaiser Chief, fleuron de la britpop, qu’on ne présente bien évidemment plus. Et comme on si attendez tous, ça envoie du lourd ! La présence scénique de Ricky Wilson, le chanteur, est incroyable ; ça saute, ça maltraite son pied de micro, ça bouge dans tout le sens, bref, Ricky est une bête de scène et ça se voit. Côté musique, Kaiser Chiefs nous gratifie de tous leurs anciens tubes—un bon mélange de vieux et de neuf—pour le plus grands plaisirs de tous les fans amassés devant la scène. Et les fans, on peut dire qu’ils avaient de l’énergique à revendre ; entrainé encore une fois par la folie dantesque de Ricky, la foule était en délire. Le point culminant de la soirée ? Ricky Wilson se dérobant discrètement de la scène pour se retrouver, quelques minutes plus tard, sur les balcons du premier étage et gratifier le public d’une performance un  peu « tête en l’air », mais ayant le mérite de forcer tout le public se trouvant assit aux balcons, à se lever et à vivre l’expérience vécu par le public de la « fosse ». Un concentré d’énergie pure…
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