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Travestie, schizophrène. Multiple, mais seule. Drôle, mais sombre. Christine and the Queens c'était une découverte éblouissante dans tout les sens du terme, samedi soir à la Parenthèse.

@ChristineAndTheQueens

Je ne savais pas à quoi m'attendre avant de rencontrer ce personnage singulièrement étrange. Assis dans la cave circulaire du bar «La Parenthèse» j'étais en train de peaufiner mes questions, j'avais un peu d'avance, lorsqu'elle est arrivée: petite, blonde, pétillante, le sourire aux lèvres, une valise à la main, seule: Christine (and the queens, même si celles-ci ne sont pas physiquement présentes. Quoique...). Mais Christine n'est pas Christine, ou pas tout de suite, ou pas automatiquement, ou pas au départ... mais peut-être que oui en fait? Sur l'état civil: Eloïse, mais dans le cadre de la musique: Christine et après il y a encore tout plein de monde, me dit-elle en riant.

Christine And The Queens, c'est un projet qui part d'un intérêt pour les travestis. Après les avoir rencontrés à Londres durant une passe difficile, elle est fascinée par la capacité qu'ont ces gens à jouer des rôles, se créer des histoires, à convertir leurs blessures en forces et finalement à exprimer une forme de liberté épanouie. Le fait que ceux-ci jouaient également de la musique n'a pu que l'engager sur la suite du projet. Inspirée de grands personnages tels que David Bowie, Kate Bush, Michael Jackson, Nick Cave ou Björk, elle produit une musique électronique, dans laquelle je retrouve un peu de Peter Gabriel par moment, mais qui ne se veut pas «électronique» à proprement parler. C'est de la pop. Autre particularité de sa musique: elle est produite et présentée entièrement et intégralement par elle. C'est-à-dire qu'elle compose tout elle-même sur son ordinateur, personne d'autre n'y touche, et elle se produit elle-même, seule, avec la bande-son, en concert. Un choix qui peut être critiqué, surtout pour le live, mais qu'elle assume entièrement et dont elle fait sa «marque». Pour preuve: si elle le pouvait, si elle en avait l'occasion, elle se produirait seule, sur la scène du stade de France (avec éventuellement quelques danseurs).

Christine est une «showgirl» et par conséquent l'aspect visuel est extrêmement important dans son oeuvre, comme dans celle des artistes dont elle s'inspire: un univers sombre dans ses débuts qui s'éclaircit au fur et à mesure que l'aventure avance. Blanc, noir, erratique, sombre, torturé, Christine & the Queens est accompagnée d'animation visuelle pour son show, mais elle-même est une animation. Le contact avec le public est extrêmement important et, complètement à l'aise, elle va jouer avec le public autant que faire se peut!

Autre originalité: le choix de la langue. En anglais au départ, depuis six mois elle varie les dialectes et les mélanges pour finalement entrecroiser les langues où l'anglais se met à répondre au français. Identités variables, multiples, ouvertes, Christine.

Pour finir: premier concert en tête d'affiche au «Nouveau Casino» le 22 avril prochain ! La joie et le stress sont au rendez-vous, il va falloir remplir la salle!

Laissez-vous envoûter par Christine et ses Queens dans un monde où les différences sont brisées.

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Les marionnettes de l'espace étaient parmi nous vendredi soir au Festival Les Hivernales. Rétrospective.

©Puppetmastaz

Ils se méfient des humains. Leurs origines sont aussi diverses que mystérieuses. Leur soif de succès interplanétaire n'a d'égal que leur schizophrénie collective. En tant que marionnettes hip-hop ils se trouvent sous-représentés dans le monde de la musique et ils sont plus que jamais déterminés à faire changer les choses, quitte à prendre le contrôle de la Terre.

Oui, ce vendredi 1er mars les Puppetmastaz étaient aux Hivernales à Nyon. Cette info ne sautera sûrement pas à l'oreille du premier néophyte venu, mais ce n'est pas rien ! Toute une délégation de créatures venues, pour certaines, des confins de l'univers et qui débarque comme ça, en plein pays vaudois, tout de même, quel honneur ! Avant leur apparition, déjà, on sentait que quelque chose de grand allait se produire sur les planches de la salle communale. Une tribune de deux mètres de haut posée sur scène, entièrement à leurs couleurs, annonçait le festin musical à venir.

Et puis ils sont arrivés. Emmenés par leur leader auto-proclamé, le contesté Mr Maloke – une taupe qui porte un haut de forme et un collier bling-bling – , ils ont passé le plus clair de leur temps à laver leur linge sale en famille, se battre, parfois allant jusqu'à échanger des tirs de pistolet laser, toujours pour des question d'égo. Il y a eu des moments de grande sagesse quand même, notamment lorsque Yobo, un nain vert et tout fripé, avec des oreilles en pointes est intervenu. Pour les néophytes (toujours les mêmes...) Yobo est le frère jumeau d'un autre nain vert tout fripé avec des oreilles en pointes, connu pour son apparition dans un space-opera qui aurait plutôt bien marché (mais vous savez, moi, la SF...).

On aura également beaucoup apprécié en milieu de spectacle la venue d'une navette spatiale amenant sur scène des créatures hybrides, mi-humaine, mi-marionette, qui ont évolué devant la tribune, occupant toute la scène, comme l'auraient fait des rappeurs de notre planète.

Pendant plus d'une heure et demie, marionnettes et humanoïdes ont enchainé les morceaux hip-hop aux accents d'électro qui tabasse des ours, ponctués de dialogues absurdes entre les créatures. Voir Puppetmastaz en concert, c'est comme assister en même temps à un concert de Modeselektor, un spectacle de Polichinelle et une sitcom qui se passerait dans l'espace. Alors si vous ne voulez pas rester un néophyte toute votre vie, ne les ratez pas la prochaine fois.


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Une interview de Goose avant leur concert du 1er mars 2013 à l'usine à gaz, pour le festival "Les Hivernales."

©Goose

Vendredi 1er mars, je suis un peu stressé à cause des bouchons et d'un accident à l'entrée de Morges, mais j'arrive finalement à l'heure à Nyon pour prendre une interview du groupe d'électro-rock flamand Goose, qui va se produire plus tard dans la soirée sur la scène de l'Usine à Gaz, pour les Hivernales.

Je suis avec le batteur, Bert, et le Bassiste, Tom, deux grands gaillards blonds. Nous devons tenter de communiquer en anglais. Surprise pour moi qui pensais pouvoir faire l'interview en français, étant donné que le groupe vient de Belgique, mais je n'avais pas pensé qu'ils pouvaient être flamands..... Et qui dit flamand ne dit pas forcement français! Mais nous avons réussi à nous en sortir et à vous pondre cette interview.

Goose existe depuis 2002 et s’est donné le mot pour faire danser la foule sur un rock très électronique, inspiré du son des années 80. En 2006 sort le premier album et à partir de là, l'aventure prend de l'ampleur. Le groupe tire son influence de plusieurs sources. Goose est Composé de 4 personnages différents, chacun apportant sa brique au puzzle. Sur scène ça se trouve être assez impressionnant: une batterie élevée, 4 synthétiseurs, et encore, basse et batterie, mais surtout une installation lumineuse hors pairs qui offre beaucoup de possibilités en termes d'effets de scène!

Car c'est ça qui importe: la scène! Goose est là pour donner de quoi faire la fête à son public, let's make the party tonight! Ceci est d'ailleurs ce qui les a poussé à l'originalité de leur dernier album «control, control, control»: enregistrer tout leur album en studio-live! C'est à dire pas du piste par piste, mais on enregistre tout d'un coup, tous ensemble. L'idée est que l'album soit le plus fidèle possible à ce qui va ressortir au live. C'est également la première fois, sur trois albums, que le groupe s'adjoint l'aide d'un producteur. Faire de la place pour quelqu'un de supplémentaire n'est de prime à bord pas évident, mais le jeu en vaut la chandelle!

Vous pouvez les trouver sur ces différents liens:

Le site officiel

Le Soundcloud

Interview de Goose - Album (Taille: 4.54MB)
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Vendredi 1er mars, la parenthèse, voilà une bonne manière de commencer ce mois de mars en bonne compagnie. The Rodeo, anagramme de Dorothée, artiste venue tout droit de Paris.

The Rodeo @ La Parenthèse, Nyon

The Rodeo, c’est aussi deux musiciens qui accompagnent Dorothée.

Vendredi 1er mars au soir. Il est 22h30. Le public est dense et l’ambiance est bonne. Et puis, il devient difficile de se frayer un chemin pour pouvoir profiter pleinement du concert. The Rodeo alterne entre ballades et chansons plus rythmées. Son grain de voix et son charisme charment le public.  Quarante minutes de concert, peut-être un peu court, on en aurait voulu plus! Mais le timing du festival étant serré, le but était de pouvoir profiter de voir plusieurs artistes dans la même soirée. "J'aime les power set, j'aime quand on en veut encore" s'amuse Ben, le programmateur de The Rodeo pour le bar de la Parenthèse. Et puis pour en avoir profité, ça oui!

Dorothée a les traits simples, le sourire, une personnalité, un univers. Elle vient d'enregistrer son deuxième album - plus sixties - dont la sortie est prévue pour cet automne. Et pour les prochaines dates de concerts, c'est sur sa page Facebook qu'il faut la suivre.

Très bon moment passé en sa compagnie, en off et on stage, en espérant la revoir bientôt par ici!

Sa page Facebook


Retrouvez la Capsule de l'interview
réalisée par Céline et diffusée mardi matin sur Fréquence Banane.

C'est juste en dessous et on a retenu le meilleur.

Barbara Ciampa / Céline Bilardo

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Découverte d'un univers poétique, exotique, faisant voyager au-travers de fresques musicales avec Static Frames, vendredi dernier.

©Static_Frames

C'est une très belle découverte pour moi que celle de ce jeune trio bâlois, qui a joué le 1er mars en ouverture de l'Usine à Gaz pour le Festival Les Hivernales.

Parlons déjà de la composition: ils sont trois pour remplir tous les rôles nécessaires à leur art, batterie, basse, guitare, synthé et chant et trois personnages complètement différents: À la batteri, Antoine, originaire du Jura. Le romand de l'équipe, un grand gaillard blond de la campagne. Stephan le bassiste, le Bâlois, le Suisse allemand, le citadin à la coupe tout droit sortie des années hippies; Nick, le Néozélandais, originaire de l'île du nord, l'étranger, à la langue acérée, bouillonnant d'énergie, le chanteur et parolier. Static Frames, c'est donc trois origines différentes, trois personnages, trois artistes.

Dans le but premier de former un groupe instrumental «post-rock», Nick avait recturé Antoine et par la suite les deux ont trouvé Stephan à Bâle, pour lancer le projet tel qu'il se présente maintenant. Après la sortie de leur premier EP «Vivarium», le trio enchaine concert et évènement pour arriver maintenant avec leur premier album «Black Sand» sur le marché musical. Influencés par Radiohead, en grande partie, ils offrent ce qu'ils appellent eux-mêmes, des tableaux inspirés des tribulations de leur chanteur. C'est une musique aérienne, épurée, simple (mais qui ne veut pas dire simpliste!), qui vous emmène dans d'autres pays, d'autres univers, dans des situations, des rencontres, peintes à coups de notes de toutes les couleurs. Il y a très peu de rajouts, ils ne voulaient pas faire une «grosse» production, même si la possibilité était là. La seule exception sont les cordes que l'ont peut entendre sur leur EP, avec lequel ils ont fait des représentations lives au départ, pour pouvoir le rendre dignement en live. Par commodité, les morceaux ont été réarrangés pour la suite.

Il n'est pas forcement toujours évident d'avoir des dates de concert en Suisse, le groupe a donc le projet de sortir de Suisse dans un avenir proche, mais dans tout les cas ils vont continuer ce qu'ils font de mieux: jouer de la musique et en faire, pour eux d'abord, et pour ceux qui veulent bien les écouter par la suite. 

Leur site officiel
Facebook
Mx3

Ci-dessous, l'Interview de Static Frames et les impressions à la sortie de leur concert

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