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On ne cesse de le répéter, Igloofest est un festival à portée internationale. Aux côtés des DJs québécois et nord-américains, nombreux sont les artistes à traverser l’Atlantique pour notre plus grand plaisir.

© facebook.com/igloofest

Week-end 1 : du 16 au 18 janvier

Les Néerlandais Lars Dales et Maarten Smeets, membres du duo Detroit Swindle et originaires d’Amsterdam sont venus donner le ton dès le premier jour du festival. Réécoutez leur set complet à l’Igloofest!

Samedi soir, le belge Kill Frenzy continuait les festivités sur la scène Sapporo aux côtés de l’américaine J.Philip (alias Jessica Philippe), tous les deux membres du label Dirtybird de Claude Von Stroke. Comme beaucoup d’artistes européens, Kill Frenzy partage une vidéo de l’Igloofest sur sa page Facebook en précisant la température (-20° en ce samedi 17 janvier 2015) et rêve déjà de renouveler l’expérience Igloo.

Week-end 2 : du 23 au 25 janvier

Les DJs allemands étaient à l’honneur la deuxième semaine, notamment Loco Dice - dont on vous a déjà parlé sur Fréquence Banane - mais aussi Robert Dietz qui remercie Igloofest sur sa page Facebook avec deux jolies photos en noir et blanc montrant la foule amassée devant la scène Sapporo vendredi 23 janvier 2015. On y apprend aussi que les deux DJs germaniques sont bons amis et se sont rendus à Toronto ensemble le lendemain de leur set à l’Igloofest pour les 15 ans de CODA.

L’évènement du samedi 24 janvier, voire de cette neuvième édition, n’était autre que le DJ danois Kölsch. La foule en délire et le staff d’Igloofest n’en revenait pas de cette performance. L’artiste a su nous transporter, petits et grands, dans son univers pendant près de deux heures. On se souviendra de la température frôlant les zéro degrés ainsi que de l’ambiance électrisante de cette soirée-là.

Samedi 24 restera « le » jour qu’il ne fallait pas manquer, en effet, le Suédois Joel Mull est venu sauver la fin de soirée après l’annulation de la performance du Suisse Deetron. Il souhaite d’ailleurs un bon rétablissement à son ami suisse tout en annonçant sa venue à l’Igloofest sur sa page Facebook. Le lendemain de son set, Joel Mull remercie lui aussi Igloofest en partageant sa vue depuis la scène.

Week-end 3 : du 30 janvier au 1er février

On retrouvait le DJ britannique John Digweed vendredi 30 janvier 2015 avant sa tournée européenne en février, notamment Zurich vendredi 13 février. En guise de remerciement, John Digweed a posté un selfie depuis la scène Sapporo avec son téléphone indiquant -17° et la légende « Wow how cold was that party last night !!! Such a great vibe thanks for having me. »

Le lendemain, samedi 31 janvier, la charmante Cassy, britannique elle aussi, s’emparait des platines avec son style house/techno. C’est un selfie sur scène avec le public en arrière plan qu’elle partageait sur Facebook une semaine après son set en souvenir de son passage à l’Igloofest.

Week-end 4 : du 6 au 8 février

Déjà le dernier week-end et c’est l’Espagnol Paco Osuna qui a ouvert les festivités vendredi 6 février. Nombreux sont les DJs qui ont du mal à en croire leurs yeux lorsqu’ils voient le public en délire malgré les températures négatives. C’était le cas de l’Hispanique qui a remercié Montréal pour cette super soirée « Igloo festival was BOOOOMB!!! Couldn’t believe all this people was dancing on the snow, much respect » - on entendrait presque l’accent espagnol à la lecture.

Samedi 7 février, encore des Anglais, toujours des Anglais avec les talentueux Midland et Paul Woolford en fin de soirée, précédés par Will Saul. Là encore, il s’agit de trois DJs qui se connaissaient avant leur arrivée au festival et qui se réjouissaient de passer la soirée ensemble à -19°.

Enfin, pour clôturer le festival en beauté, Igloofest accueillait le Suisse Luciano dimanche 8 février. Classé parmi les meilleurs DJs du monde et à l’avant-garde des genres techno et house depuis ses débuts, Luciano est né en Suisse puis a grandi au Chili. Il a fondé sa propre agence d’artistes ainsi que Cadenza Music, une bannière qui rassemble une nouvelle génération de producteurs de techno dotés d’un flair latin. Bien que la soirée fût fraîche et le public parsemé un peu partout sur le site, les festivaliers qui sont restés jusqu’au bout ont su en profiter. On y était et on se réjouit déjà pour les 10 ans d’Igloofest en 2016 !

Ce n’est peut-être pas par hasard que la Suisse a clôturé cette dernière soirée, en effet, chers amis helvètes, votre beau pays est également à l’honneur lors du festival Montréal en lumière qui aura lieu du 19 février au 1er mars. On y retrouvera notamment Christine and the Queen, Bastian Baker, Anna Aaron et Stephan Eicher.

On vous laisse en compagnie de Kölsch, notre coup de coeur de cette neuvième édition.

 

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Marion (aka. MA") est VJ résidente à l’Igloofest depuis 2008 en plus d’être la programmatrice de tous les VJs pour le festival. Samedi 24 janvier 2015, elle nous accordait une entrevue pour nous expliquer plus précisément en quoi consiste son métier.

© mavideoz.com

Avant de venir s’installer à Montréal et de se lancer dans le VJing, MA" a fait les Beaux-Arts en Europe. Mais au fait, c’est quoi le VJing? C’est mixer de la vidéo en temps réel. Souvent accompagnée de son, cette pratique a vu le jour en partie grâce à la musique électronique. L’objectif est de retranscrire la rythmique, l’ambiance sonore avec une relation image/son importante.

En tant que VJ résidente au festival, MA" a le droit à un set chaque fin de semaine pour se faire plaisir et lâcher un peu le côté sa casquette de coordinatrice puisqu’elle est aussi la programmatrice de tous les VJs pour l’Igloofest. Au fil de notre entrevue, MA" nous raconte un set avec Green Velvet qui l’a marquée. Ce jour-là, tout commençait mal, son ordinateur portable ne fonctionnait plus, elle était en retard et s’est retrouvée face à un artiste audio complètement électrifié. MA" avait l’impression que pour le suivre il fallait qu’elle ait elle aussi les doigts électrisés. Après deux heures dans un autre monde, elle a pu rencontrer Green Velvet et le remercier pour cette expérience unique.

Marion insiste: « Le froid n’empêche à rien! » Le plus important c’est d’avoir une atmosphère. Il ne faut pas non plus que le VJ soit mis de côté, il reste un artiste. Pour bien travailler, ce dernier doit avoir une vue d’ensemble sur la scénographie, sur l’ambiance, il doit sentir la vibe du dancefloor. »

Le VJing n’est pas si vieux, c’est une pratique qui a une quinzaine d’années à peine et qui évolue énormément. Tout devient plus facile par internet. Les VJs peuvent communiquer entre eux aux quatre coins de la planète ce qui permet la stimulation d’idées.

Enfin, le conseil de MA" pour se lancer dans le VJing il suffit simplement de mettre les doigts dedans et de rencontrer du monde. Elle rappelle à nos auditeurs/lecteurs suisses que nous sommes extrêmement bien lotis notamment avec le Mapping Festival à Genève.

Retrouvez l’entrevue très intéressante de Marion en deux parties. Premièrement, le parcours de MA" et son double métier de VJ et programmatrice pour l’Igloofest. Puis, ses projets, ses envies et une ouverture au monde permise par les nouvelles technologies.

Crédit photo: mavideoz

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Fréquence Banane a rencontré les deux DJs québécois de Rue Palm, Alfred Borden et Simon St-Louis, a peine sorti de leur set sur la scène Sapporo dans le cadre de l’Igloofest 2015 samedi 24 janvier.

© facebook.com/igloofest

C’est en travaillant ensemble dans un restaurant à Terrebonne que les deux amis se sont découverts un intérêt commun pour la musique. De cette rencontre naît une collaboration : Rue Palm. La révélation pour l’univers de la musique électronique, Philippe (aka. Alfred Borden), l’a eue en se rendant au Piknic Electronik un dimanche après-midi. Plutôt passionné de hip-hop à l’époque, style musical davantage dans la performance, il a compris que la musique électronique permettait de raconter une histoire. Simon confirme et ajoute que celle-ci amène une « vibe » plus qu’un aspect technique.

En 2015, l’accès à la musique est vaste, Alfred Borden et Simon St-Louis sont constamment exposés à différents genres musicaux dont ils s’inspirent dans leurs créations. Pour eux, le métier de DJ se résume à aimer la musique, l’acheter et la partager. La clef, selon Rue Palm: « Y croire et faire ce que tu aimes ».

Leur résolution pour le futur c’est de travailler sur la « gestion des attentes ». L’objectif: avoir le moins d’attentes possibles pour chaque performance (public, ambiance, succès) afin de ne jamais être déçu. Cependant, Alfred Borden avoue qu’il rêverait de jouer un jour au festival Labyrinthe au Japon. Il a découvert cet évènement en septembre 2013 et pour lui, c’est un festival au concept original qui lui correspondrait parfaitement. Les deux amis sont évidemment prêts à signer tout de suite pour une place au Piknic Electronik l’été prochain, à Montréal, Barcelone, Sydney ou ailleurs.

Enfin, pour nos auditeurs qui souhaiteraient se lancer dans la musique électronique, Rue Palm conseille d’écouter de tout et de pratiquer le plus possible.

Découvrez l’entrevue en deux parties. Premièrement, la rencontre des deux DJs, leur parcours et leur façon de mixer. Puis, un retour sur leur performance à l’Igloofest ainsi que leurs projets pour la suite.

Crédit photo: Igloofest

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Après un premier week-end polaire, on aurait presque pu parler de canicule pour ce deuxième week-end de l’Igloofest 2015. Vendredi 23 janvier au soir, le thermomètre flirtait en effet avec les zéro degré celsius.

Armé de mon enregistreur flambant neuf et camouflé en banane, je pars à la rencontre des courageux qui ont bravé le froid pour venir danser sur les bords du Saint Laurent dans le vieux port de Montréal.


Les portes ouvrent à 19h et le monde se fait attendre. Etant encore l’heure de l’apéro, j’en profite pour discuter un peu avec les membres du staff, la plupart fidèles de l’Igloofest depuis plusieurs années. Derrière les différents bars, des petits radiateurs ont été installés pour que personne ne finisse la soirée congelé. En revanche, les membres de la sécurité ont du empiler les couches pour ne pas prendre froid. La caravane de la Société de Transport de Montréal qui distribue des marshmallows ne désemplit pas, le Jägermeister coule à flot et les déguisements sont de sortie. On croise un panda, deux Télétubies et même… un pénis géant. Avant de venir, les festivaliers ont pris des forces et dès 22h00 la soirée bat son plein. La grande scène est prise d’assaut, le son est bon, les basses réchauffent les corps et les quelques flocons qui transpercent les spots de lumière donnent à cette quatrième soirée de l’Igloofest 2015 une atmosphère fantastique. En effet, plusieurs milliers de personnes qui dansent sur de la techno dans le froid et la neige de janvier, il faut vraiment le voir pour le croire.

Finalement, seul l’enregistreur a un peu moins apprécié la neige et les grosses basses mais vous pouvez retrouver un petit micro-trottoir en podcast ci-dessous.

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L’artiste allemand est l’un des DJs techno les plus en demande sur la planète. Vendredi 23 janvier, il a su faire vibrer le public de la grande scène à l’Igloofest pour terminer la soirée en beauté.

© Marion Malique

Loco Dice est un DJ allemand et un producteur de musique électronique né à Düsseldorf. Il commence sa carrière comme rappeur et DJ de hip-hop avant de sortir ses propres albums sous différents labels et de se lancer dans la musique house. Où qu’il joue, ses sets sont des orchestrations spontanées selon l’endroit, le moment et la foule.

Depuis 2002, il entretient une collaboration fructueuse avec Martin Buttrich avec qui il travaille en studio. Au départ, il s’agissait de deux amis quittant leur pays d’origine pour s’installer à Brooklyn. Là-bas, ils ont aménagé leur propre studio de musique et se sont mis à produire des morceaux qui n’avaient rien à voir avec la vie trépidante qu’ils menaient en Allemagne. Immergés dans leur bulle créative, l’idée d’un label leur est venue tout naturellement, comme l’étape suivante de leur collaboration.

En juillet 2007, cette idée a vu le jour et le label Desolat est né. Desolat est maintenant basé à Düsseldorf, fondé par Loco Dice et Martin Buttrich. Les deux artistes avaient déjà connu une longue carrière musicale avant de se lancer ce défi et de créer leur plateforme pour partager de la musique comme ils l’aiment, de manière rapide et indépendante.

Vendredi 23 janvier, Loco Dice clôturait cette douce soirée sur la scène Sapporo de l’Igloofest. Il a littéralement fait vibrer la scène et son énergie contagieuse a réchauffé l’incroyable public du festival pour bien entamer le deuxième week-end de cette 9ème édition.

Crédit photo: Marion Malique

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