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Comme tous les festivals, Igloofest ne serait rien sans ses partenaires et ses bénévoles. Sans le public non plus, mais ça c'est évident, on se dit qu'on paye notre billet donc qu'on contribue à la réussite du festival. Oui, en partie.

© Marion Malique

Un festival de cette envergure ne pourrait pas voir le jour uniquement avec les bénéfices sur la vente des billets - à un prix très raisonnable, rappelons-le. Il faut forcément plus, il faut des commandites, des partenaires.

Comme partout, et pour rendre la présence des partenaires moins agressante, Igloofest les intègre dans ses activités. Pour oublier que Sapporo n'est pas le nom d'un animal de compagnie mais bien la marque d'une bière, qu'on en boive ou non, Igloofest a ainsi nommé sa scène principale. Le résultat? On prononce le nom de la marque plusieurs fois dans la soirée sans en avoir conscience, on l'envoi par sms à ses amis "Rdv scène Sapporo" et notre téléphone intelligent enregistre le mot. Le hic? Lorsque dans deux mois voudra écrire un mot proche du point de vue orthographique, notre cher smartphone suggérera "Sapporo". Nous donnant par la même occasion une irrésistible envie de bière.

Bon j'exagère mais vous comprenez l'idée? De la même façon, la scène Vidéotron, le stand STM, le bar Jägermeister ou encore le stand Mojo font parti de notre vocabulaire quotidien pendant quatre fin de semaines chaque hiver.

Le plus de cette multiplicité de partenariats? On l'a déjà dit, les billets ne nous ruinent pas. Mais c'est aussi un avantage pour le staff Igloofest. Il n'y a pas de bénévoles. Tous les membres du staff sont employés par le festival (sécurité, accueil, installation, bars et nourriture). Ils reçoivent un salaire pour leurs services, ce qui paraît tout à fait naturel mais qui se différencie de nos festivals suisses qui comptent énormément sur le bénévolat en échange de compensations (bons nourriture, t-shirt, invitations pour vos amis...etc.).

Poussons le vice, d'une certaine façon, nous sommes les bénévoles à l'Igloofest puisque nous acceptons de nous faire bombarder de marques et produits en tout genre contre un bon moment et de la bonne musique. Nous rendons un service en échange de compensations. On peut relativiser en se disant qu'avec un tel succès et des artistes venus du monde entier, au final, tout le monde est gagnant.

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Comme chaque année, le "Village Igloo" proposent de nombreuses activités d'hiver, toutes plus fun les unes que les autres pour vous divertir avec vos amis entre deux séances de danse endiablées devant la scène Sapporo.

© Marion Malique

On retrouvait quelques unes de nos activités favorites de l'année passée telles que le stand de guimauves STM où on peut aller chercher des brochettes de deux guimauves et les faire griller sur le feu comme au camping, ou encore le toboggan de glace - 25 minutes d'attente pour 25 secondes de plaisir.

Mojo proposait un jeu de palets sur table, toujours pour aller dans l'ambiance village de glace. On trouvait aussi une version sur tambours de "Guitar Hero". Par équipes, deux contre deux, il s'agit de taper en rythme pour marquer des points et battre le duo adverse. Autre option, toujours en équipes une course de raquettes, jusque là rien d'exceptionnel, or chaque équipe n'a qu'une paire de raquettes, une droite et une gauche dans lesquelles il faut que les 4 membres de l'équipe mettent chacun leurs pieds droits et gauches dans la bonne raquette. Une fois que tout le monde est attaché et se tient par les épaules, le coup de départ est lancé. Tout est une question de synchronisation et ce n'est pas évident. J'ai vu plus d'équipes s'écrouler que parcourir brillamment les quelques mètres les séparant de la ligne d'arrivée.

Pour ceux qui préféreraient une activité moins physique mais tout aussi libératrice, il vous reste la possibilité de vous glisser avec vos amis dans un yéti géant construit pour l'occasion et d'hurler. Le plus fort possible, le plus longtemps possible afin de déclencher l'avalanche en vous transformant vous-mêmes en yéti d'un soir.

Enfin, pour les souvenirs, le stand photo est toujours au rendez-vous, il s'est simplement déplacé plus proche de l'entrée du festival bien au chaud dans un igloo. Malheureusement la file, souvent trop longue, se fait quand même à l'extérieur. Autre option photo proposée par "Guess Night", une photo à 180° de vos amis et vous en hauteur avec le festival en background.

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Après une fin de semaine particulièrement froide la semaine passée, les festivaliers ont été récompensés pour leur bravoure. Ce week-end, on frôlait le zéro degré.

© Marion Malique

Bien qu’à première vue il y ait toujours du monde à l’Igloofest, je peux affirmer que ce week-end il y avait beaucoup de monde! Vendredi était LA soirée idéale pour profiter pleinement de l’expérience. Grâce à un petit redoux, frôlant le zéro degré, personne n’a eu froid ce soir-là.

Manteaux ouverts, pas de gants, bières à la main, pas de boissons chaudes mais beaucoup beaucoup de festivaliers de partout. Aux alentours des 22h, la file à l’entrée s'épaississait encore et encore tandis que piste de danse ne dégrossissait pas.

Il semblerait qu'Igloofest compte sur le fait que « personne » n’y va de 18h30 à 0h30. En principe il fait trop froid pour y passer l’intégralité de la soirée qui se découpe facilement en deux voir trois tranches horaires. Or, ce week-end, nombreux furent les festivaliers à rester plus longtemps qu’ils ne l’avaient prévu. Le résultat: une foule à perte de vue. Dans la file pour le bar, les gens dansent car la file se noie au milieu du dancefloor. Depuis les différents points de vue surélevés, on admire la diversité colorée des tuques. La foule se partage entre les deux scènes, entre l'effervescence de la scène Sapporo et la chaleur de la scène Vidéotron.

En plus de ne pas avoir froid, quand il y a du monde, la bonne humeur est encore plus contagieuse. Sourire aux lèvres, le public profite de la musique mais aussi des activités offertes par le festival, à découvrir en détail dans un prochain article.

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Vous n'êtes toujours pas convaincu qu'il est possible de profiter pleinement d'un festival extérieur en plein hiver? Que diriez-vous de quelques astuces pour vous garder au chaud, ça vous motiverait?

© Marion Malique

C’est parti, pour ne pas avoir trop froid à l’Igloofest, vous pouvez:

1. Adopter "la technique de l’oignon". Bien vous équiper avec plusieurs couches, n’hésitez pas à en enlever ou en rajouter au fil de la soirée.

2. Couvrir surtout vos extrémités : bons bas, bons gants, bonne tuque et bonne écharpe - Attention à ne pas trop sortir vos doigts de vos gants pour envoyer un sms ou poster une photo sur Instagram, vous le ferez une fois au chaud car cela peut faire très mal.

3. Bien manger avant d’y aller et manger chaud. Sur place, vous trouverez aussi des poutines et des hot-dogs.

4. Boire des boissons chaudes avant après et pendant. Rassurez-vous, les nombreux bars du festival proposent un défilé de boissons: chocolat chaud alcoolisé ou non, café alcoolisé ou non, vin chaud et autres alcools servis frais mais qui réchauffent quand même.

5. Investir - à l’avance ou sur place - dans des petites pochettes chauffantes que vous pouvez glisser un peu partout dans vos poches, chaussures, gants.

6. Vous réchauffer auprès des feux de bois installés un peu partout sur le site.

7. Adopter la « technique du pinguin » c’est à dire vous glisser dans la foule et bénéficier de la chaleur des autres.

8. Danser, vous déhancher, sautiller, en bref, profiter de la musique comme il se doit.

En espérant vous y voir le week-end prochain, bien préparés à affronter le froid et à passer une/des soirée(s) inoubliable(s). Il reste deux week-ends, six soirées. Petit astuce: achetez vos billets à l'avance à l'Iglooboutique.

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« Igloofest », dans le nom tout est dit. Pour ceux qui n’en ont pas entendu parler il y a un an - époque à laquelle je découvrais ce festival - voici une brève présentation.

© Marion Malique

Il s’agit d’un festival de musique électronique qui dure quatre week-ends consécutifs, trois soirs par semaine du jeudi au samedi de 18h à minuit dans le Vieux Port de Montréal. De mi-janvier à mi-février, soit les quatre semaines les plus froides de l’année, au bord de l’eau, la foule se réchauffe en dansant sur des rythmes endiablés.

Pour cette 8ème édition, le festival a commencé jeudi 16 janvier avec des températures bien trop agréables pour fait honneur à son nom. Mais ne vous inquiétez pas, dès vendredi 24 janvier - jour où j’ai bravé le froid pour vous - nous avons eu le droit à un joli -25° pour passer la soirée au frette.

Igloofest divise les montréalais en deux, ceux qui savent et les autres. Il y a ceux qui n’ont même pas hésité et qui ont été attiré par la musique, le concept, dès leur premier hiver québécois. Soyons honnête, une fois qu’on y goûte on ne peut plus s’en passer. Attention, je ne parle pas d’y aller les 12 soirs du festival mais au moins une fois par édition, ou une fois par semaine pour les plus courageux. Les autres? Ce sont les dubitatifs, ceux qui sont arrivés à Montréal lorsqu’il faisait beau et chaud, ont adoré, mais qui passent ensuite six mois de l’année à répéter: « j’aime pas l’hiver » « j’aime pas le froid » « j’aime pas la neige » « quand est-ce que ça s’arrête? »…etc. Bien sûr, le froid n’est pas la seule excuse des dubitatifs, il y a aussi la bonne vieille excuse « j’aime pas la musique électronique » à laquelle je réponds toujours la même chose: peu importe la musique, Igloofest c’est avant tout une question d’ambiance.

C’est comme Paléo, peu importe le programme, on finit toujours pas trouver quelque chose qu’on aime et l’ambiance vaut largement le détour. En plus de ça, le prix des billets pour un festival de cet envergure est plus qu’abordable: 18$/soir - 14.50 CHF.

Fini les excuses, que vous soyez étudiants internationaux en échange ou ici pour un bachelor au complet, travailleurs en PVT (permis vacances-travail) ou en permis Jeune Pro, vous devriez tous tester au moins une fois Igloofest ne serait-ce que pour profiter pleinement de votre expérience à Montréal.

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