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La maîtrise, voilà le mot qui définirait le mieux la soirée du 11 Juin à Festi’Neuch, non seulement grâce à une organisation et une programmation qui n’a souffert d’aucune fausse note, mais surtout grâce à la prestation de la tête d’affiche du jour, Placebo.

Il est assez rare d’avoir le privilège d’observer un groupe au sommet de sa carrière, mais depuis quelques temps, la formation de Brian Molko dégage un vrai sentiment de sérénité et d’accomplissement. Je ne suis pas un fan à la base de Placebo, mais ils ont réussi à me transporter comme une grande partie du public présent au bord du lac de Neuchâtel ce soir-là. Une heure prévue de concert qui se transforme en presque 90 minutes avec les bis, tout en enchaînant les tubes anciens et récents avec une transition remarquablement fluide. Pour quiconque connaît un peu la discographie du groupe britannique, cette performance fut sans aucun doute de premier choix. Le plus agréable fut peut-être le fait qu’ils ont réussi à électriser la foule du festival sans en faire des tonnes. Quelques guitares levées, quelques saluts au public pour communiquer avec, mais surtout une énorme envie sur scène et une réelle maîtrise de leur sujet auront été les ingrédients du succès de ce concert. Les fans ont en tous les cas été conquis.

Quelques mots afin de noter les belles performances de HF Thiéfaine ou encore Feu ! Chatterton qui ont parfaitement lancé les hostilités en milieu de soirée. Le public était au rendez-vous et on espère vivement une telle réussite pour les prochaines soirées et éditions de Festi’Neuch.

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Dimanche soir : Les vagues s’estompent sur le lac de Neuchâtel tandis que les festivaliers repartent les yeux brillants, encore sous le charme des paroles de Yannick Noah.
Yannick Noah à Festi'Neuch

Après 3 jours passés sous un soleil de plomb et un micro-épisode orageux, Festi’Neuch a su combler les attentes de son public grâce à une affiche particulièrement soignée incluant Placebo (à qui elle faisait les yeux doux pour célébrer son 15ème anniversaire), Benabar, Fatboy Slim, avant de finir la semaine en beauté avec le légendaire Yannick Noah. Cette dernière journée placée sous le signe de la famille a d’abord vu défiler nombre d’activités riches en couleurs (et en ballons), notamment avec Balafon et son concert rock dédié aux plus jeunes sur la scène du Lacustre. Autre bonne surprise de cette journée, le groupe The Waffle Machine Orchestra et ses rythmes endiablés promptes à propager un virus du swing tenace et sans espoir de vaccin.

En fin de journée, une courte averse n’est pas parvenue à égratigner la carte postale des Jeunes-Rives, tandis que le concert d’Akhenaton/ IAM rassemblait près de 4'000 personnes sous la tente du grand Chapiteau. Dans les chiffres, le festival a même marqué une affluence record en battant l’édition 2014 avec plus de 43'000 festivaliers encadrés par la petite armée de bénévoles et membres du staff (1'700 personnes tout de même !).


Mais comment clore cette édition anniversaire sans un bouquet final ? Festi’Neuch a donc fait appel aux services du maître de cérémonie Yannick Noah. Son dernier passage en Suisse remontait en novembre dernier à l’Arena de Genève, où il présentait son dernier album « Combats ordinaires », mélange efficace de variété et de rock aux accents ensoleillés. Fidèle à lui-même, le chanteur a crevé le ciel pour nous ramener quelques heures en arrière, lorsque festivaliers et cygnes se croisaient sur la berge pour échapper à la chaleur écrasante. Pour toute une génération, ce concert était aussi l’occasion de faire un bond plus loin dans le passé grâce à des titres comme « Nul part où aller » et « Les murs » où l’on reconnaît la plume de l’ancien chanteur de Téléphone, Jean-Louis Aubert, l’ami de trente ans et le confident. Devant un public conquis d’avance, Noah s’est une fois de plus imposé, en dégageant une aura magnétique qui s’étend encore dans le ciel jusqu’au bout de la nuit.

 

 

Crédits: Marc Pérez

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Après des soirées à la “Case à Chocs” aux deux dernières éditions du Festi’Neuch, Psycho Weazel est promu sur la scène Lacustre, ce vendredi 12 juin, juste avant Rone.

Pas impressionné pour deux sous par le petit micro de Fréquence Banane, les deux neuchâtelois font déjà l’objet d’une attention significative de la part du festival. Même pas 20 ans, et déjà en “première partie” de Rone, en guise de warm-up. Les deux DJ’s ont de quoi être fiers et pourtant, pas l’ombre d’un melon, ou d’une cheville hypertrophiée. La vie musicale bien remplie de ce groupe aux prémices de son histoire n’a pas encore affecté leur amour-propre.

Et c’est tant mieux, parce qu’on les préfère comme ça, les faiseurs de deep house, techno, ou d’autres tendances électroniques occultes. Même pas tenté pour un sou (un seulement cette fois) par la drogue et ses vilains effets démoniaques alors que les amateurs de ce genre de musique aiment s’en jeter un de temps en temps. Je parle du cachet pour la toux, le rose à pois vert, vous voyez lequel ?

À défaut de cachet, un podcast ci-dessous de ce qui pourrait devenir le prochain artiste de votre playlist.

 

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Malgré l’annulation du concert pour cause d’orage, Garden Portal était là vendredi 12 juin pour une interview dans les coulisses du Festi’Neuch.

Nicolas, chanteur et pianiste, ainsi que Manu le batteur du groupe Garden Portal nous ont fait le plaisir de tenir une interview, alors même que le concert n’a pu avoir lieu, pour cause de prévention d’un orage. En effet, les rafales sont susceptibles de déstabiliser la scène de “La Marée” qui n’est pas prévue à cet effet.

Qu’importe, Fréquence Banane a tout de même pu en savoir plus sur ce groupe qui met à l’honneur la musique, de son écriture à son interprétation.

Ainsi, Nicolas Bamberger sous le pseudonyme de “Bambeat” lors de sa période électro est passé récemment à ce qu’il qualifie lui-même de “pop-acoustique”. Terme qu’il convient d’utiliser pour qualifier une musique très proche du registre pop-folk, avec de forts accents jazz. Et c’est peu de le dire, puisque le groupe dans son intégralité a fait ses armes musicales en pratiquant le jazz.

Après un premier EP, sorti en 2014 et intitulé “High and seek”, le groupe compte bien sortir prochainement un album. À défaut d’avoir pu les apprécier en concert, vous pourrez écouter leurs douces voix, via les podcasts ci-dessous.

Très bonne écoute !

 

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Une performance digne des glorieux chanteurs passés. Feu! Chatterton au Festi'Neuch ce jeudi 11 juin.

La relève du rock français est désormais assurée. Né en 2011, Chatterton est mort et est devenu Feu! Chatterton lors de sa résurrection. Eux-mêmes ressuscitent la chanson française telle qu'on ne l'entend plus depuis Bashung, ou encore Gainsbourg avec des textes écrits à la plume. Ils s'inscrivent dès lors dans la lignée des groupes qui font revivre le français dans la musique, comme Fauve dont ils ont pu faire la première partie.

Emprunt de lyrisme romantique et mélancolique, les paroles parlées et chantées avec force et douceur constituent l'essence de la musique de ce groupe encore si jeune et pourtant si mature. Paroles merveilleusement servies par les mélodies et scandées par la voix si particulière du jeune Arthur, mélange fin de dandy éternel et d'un enfant du siècle.

Le charisme, les images et l'atmosphère suscités par le groupe nous englobent immédiatement sans même qu'on s'en rende compte. Tantôt installant une atmosphère sombre et captivante, tantôt insufflant une énergie propre à déployer l'ardeur enfouie des festivaliers, Feu! Chatterton est là pour nous dire les tourments, la misère et les malheurs du monde, tout en projetant les fantasmes, l'exaltation, et le bonheur qu'il peut ou pourrait offrir. Aussi audacieux qu'un point d'exclamation au milieu du nom de leur groupe, il évoque sans vergogne la mort, l'amour, le sexe, ou la folie dans un bain onirique.

Le public, lui, est attentif, comme captif de plein gré des tableaux qu'on leur dépeint. Si bien qu'un couple au loin ne peut s'empêcher de s'embrasser, au son des premières notes de La Mort dans la Pinède, qui n'est pourtant pas le plus romantique des titres du groupe. Il est même violent et amer. Tout en restant sensuel et hypnotique. C'est là le talent de Feu! Chatterton, ce grand écart permanent, possible grâce aux champs des nuances, des rythmes et la maîtrise de la prosodie, ou comment déclamer les paroles.

On peut d'ailleurs reprocher à la sonorisation d'être un peu trop porté sur les aigus pour la voix, ce qui masque parfois les paroles. Cela n'empêche cependant pas le chanteur à la moustache d'échanger avec son public, ajoutant à la forte proximité qu'il entretient avec lui.

Afin de finir en apothéose, le groupe réserve La Malinche, un morceau qui aura mis pour toujours en refrain la syncope exécutée à coups de guitare. Un morceau qui aura aussi permis à Feu! Chatterton d’accéder à la notoriété.


Quel groupe peut se vanter de donner vie à ce qui est mort ?

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