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Un peu plus d’une semaine après les événements, petit retour sur le festival dans une ambiance de paix et d’amour, avec les rastas de Black Uhuru et les hippies de Goayandi.
Black Uhuru en concert (© DR.)

En marge des multiples artistes rock ou électro qui forment depuis quelques temps déjà le noyau dur du festival, une scène se démarque en se dédiant entièrement aux musiques dites “alternatives”,  représentant les différentes contre-cultures musicales. Dernièrement, on a pu  y entendre du reggae, du métal (et même une fusion des deux, voir “Skindred”), du punk rock,  du rap ou encore de la trance.

Pour cette édition, deux groupes ont marqué les esprits et se sont relayés pour enflammer, envoûter ou transcender le public, qui se montrera d’ailleurs très réceptif.  Lorsque le mythique groupe de reggae Black Uhuru, venu tout droit de Jamaïque, commence à jouer, le public est déjà à point. Dès le premier morceau l’ambiance atteint des sommets, et la foule dégage un flot puissant et constant d’énergie positive. Le son du groupe est massif, imposant et d’une rare efficacité. Les lignes de basse, simples et puissantes,  se joignent à la guitare planante, aux cuivres somptueux et à la voix sublime de la choriste pour nous transporter dans un univers entre reggae et dub, dans leur forme la plus pure. Les musiciens, tous très chevronnés, lancent tour à tour des solos à couper le souffle.  Les gens sont comme ensorcelés et se laissent complètement porter  par la danse, dans une ambiance des plus agréables. Le groupe jouera bon nombre de ses titres phares, notamment “Sinsemilia”, mais incorporera aussi des standards du reggae roots et même des titres plus récents, comme “Welcome to Jamrock” du chanteur Damian Marley.

Voici venue l’heure du morceau final et, après une intense ovation, le public se prépare à accueillir le prochain et dernier groupe : Goayandi. Dans la lignée des fabuleux Hilight Tribe, qui occupèrent cette scène l’an dernier, Goayandi s’inscrit dans le mouvement “Natural Trance”, fait de rythmes tribaux, de mélodies hypnotiques et de touches psychédéliques, le tout à base d’instruments purement acoustiques. Leur musique est un mélange énergique et coloré d’influences très diverses. De la trance conventionnelle à la musique indienne ou africaine, en passant par des univers plus sombres, elle nous emmène dans un voyage sensoriel à travers le monde. Le rythme répétitif et endiablé des percussions, les explosions mystiques du didgeridoo et les mélodies transcendantes du sitar nous tirent hors de l’espace et du temps, dans une forme de communion avec le monde communément appelée “transe”. Les visages affichent des sourires béats, les corps s’animent spontanément avec grâce et fluidité, dans des mouvements amples et  énergiques. On a l’impression de toucher à notre essence, une forme de célébration spirituelle et collective par la danse, qui rappelle certaines pratiques humaines dites “primitives”. Le groupe parvient jusqu’au bout à tenir le public en haleine, et leur musique réussira largement à accomplir son but : faire la fête.

Cette année, la scène Azimuts fut un concentré de bonnes ondes, d’énergie festive et de frénésie ambulatoire, de la bombe atomique pour nos esprits ternes et fatigués, un plein de bonheur pour s’attaquer à  la grande route qu’est la vie.

Photographies: © Dr.

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Le temps d'une nuit, le site de l'EPFL change de visage et se met à chanter (ou mixer). La bière et la fête sont plus d'actualités que les études en cette soirée du vendredi 9 mai. Et oui c'est bien Balélec. Retour sur cet événement incontournable du campus lausannois.
La Grande Scène vue depuis l'Esplanade (© Maxime Schwarb)
Pour son 34ème cru, le premier festival de musique open-air de la saison a offert à ses 15'000 spectateurs une affiche très éclectique. Du rock à l'électro en passant par le hip-hop, tout cela réparti sur six scènes, il y en a eu pour tous les goûts. Pour mon baptême du feu à Balélec, je me suis focalisé sur la Grande Scène. Quatre groupes, quatre styles: portrait de LA scène inévitable du Balélec.

Ce sont les métaleux français du groupe Sidilarsen qui ont lancé les festivités. Cinq gars complètement déjantés qui ont chauffés la foule du festival pendant une heure de concert. Mélange de rock-métal et de techno, leur style de musical rappelle les Allemands de Rammstein. Des textes plutôt pessimistes semblent plaire au public tout de noir vêtu.

Le groupe suisse Kadebostany a ensuite pris le relais de très belle manière. Le public semble emporté par leur musique électronique accompagnée de sons de fanfare. De par sa moustache, mais aussi son style vestimentaire, le leader est une réincarnation de Freddy Mercury. La voix de la chanteuse Amina donne une note plus douce tout en collant parfaitement au tableau. C'est un véritable coup de cœur d'autant plus qu'il s'agit d'un groupe suisse. La scène musicale helvétique ne se résume donc pas qu'à Bastien Baker et Stress.

On arrive sur le coup de minuit et ce sont... des marionnettes qui envahissent la Grande Scène. Ce n'est pas une blague, il s'agit du groupe allemand Puppetmastaz. Une dizaine de personnages, exécutant des danses et racontant des histoires loufoques, semblent tous plus s'éclater les uns que les autres. La nuit est tombée et avec elle la foule inlassable semble s'amuser en écoutant le son hip-hop de ces Allemands pas comme les autres. Après leur concert, une petite pause sur l'herbe de l'Esplanade est indispensable pour se préparer au dernier concert, le plus attendu de tous...

Qui ne les connaît pas? Qui ne les a jamais vus au D! Ou encore à Paléo? Les festivaliers, dont certains ne se sont pas contentés que de Coca, semblent impatients. Ils n'attendent qu'eux: the Bloody Beetroots!!! Les trois italiens masqués sont comme à leur habitude déchaînés. Les vestes, chaussures et autres chapeaux volent pendant le concert. Après une bonne heure de concert, l'espace réservé à la foule ressemble à un vaste champ de bataille. Voilà c'était ça Balélec 2014 vu de la Grande Scène. C'était aussi une trentaine de concerts, 15'000 personnes à divertir et tout ça grâce à des étudiants bénévoles. Trente années ont passé depuis la création du festival et le plus beau c'est que la magie perdure.
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Ce vendredi 9 mai a eu lieu Baléléc, qui a investi tout le campus de l'EPFL le temps d'une soirée. Un festival d’une telle ampleur nécessite bien évidemment une énorme organisation et de nombreux collaborateurs. Enquête dans les coulisses de cet événement.
La Grande Scène vue depuis l'Esplanade (© Balélec)

Près de 300 staffs bénévoles s’occupent tout au long de la semaine précédant le grand soir de monter et mettre en place toutes les infrastructures indispensables à une telle manifestation. Le comité met évidemment également la main à la pâte et des « demis » staffs sont chargés de distribuer des tracts pendant la soirée même. Tout cela fait un beau petit monde à maintenir en place !

Un petit tour - en vélo s’il-vous-plait, le beau temps était avec moi - de circonstance s’imposait donc dans le festival, pour aller à la rencontre des staffs structure, site, stand, matériel, cuisine et même un membre du comité. A la veille du festival, date à laquelle je les ai rencontrés, tous travaillaient d’arrache-pied. 

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