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Fréquence Banane a pu rencontrer samedi 11 octobre la navigatrice Justine Mettraux, quelques heures avant le départ de la Volvo Ocean Race.

© Volovo Ocean Race

Fréquence Banane ne recule devant rien. Et ce n'est pas quelques kilomètres de pédalo depuis le bord du lac Léman en passant par le Rhône puis Marseille et enfin Alicante en Espagne qui font peur aux membres de cette radio. Surtout lorsqu'il y a la possibilité d'interviewer une navigatrice suisse qui partira pour la course autour du monde la plus difficile qui existe, la Volvo Ocean Race.

La Volvo Ocean Race, VOR pour les intimes, est une course autour du monde en équipage avec escale. Elle se déroule tous les deux ans entre octobre et juin et fait s'affronter, cette année, 7 équipes. Chaque équipage court sur un même type de bateau ; un monocoque de 65 pieds soit 19,80m. De cette manière, seule la qualité de l'équipage et la stratégie du skipper peuvent faire la différence. Les concurrents se rendent dans un premier temps au Cap en Afrique du Sud puis rejoignent dans l'ordre Abu Dhabi, Shanya en Chine, Auckland, Itajai au Brésil. Lisbonne, Lorient, La Hague et enfin Göteborg en Suède.

Justine Mettraux, 28 ans depuis une semaine et un palmarès qui commence à s'étoffer sérieusement - championne de France de course au large et deuxième de la Mini Transat notamment - , est donc partie ce samedi direction la ville sud-africaine du Cap. Elle nous a accordé cinq minutes de son temps de plus en plus précieux à mesure que le grand départ approchait. On a donc évoqué le Jour J mais aussi son équipe, SCA, composée de 11 filles - fait unique dans la course cette année - et de ses projets après la VOR. Entretien dans la base rose de SCA, entre des mètres carrés de voile, des mètres ronds de cordes, du stress (un peu) et du vent (beaucoup).

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Une université californienne souhaite importer le rafroball dans ses locaux. Ce sport méconnu et typiquement suisse unit valides, handicapés physiques ou mentaux, enfants et hommes et femmes dans la même équipe.
Les bras sont largement mis à contribution dans les sprints du rafroball (© DR).

« Les gens ont tendance à penser qu’on ne peut pas prendre du plaisir en jouant avec des handicapés. Le rafroball est la preuve vivante du contraire ! Y jouer, c’est l’adopter », s’exclame, convaincue, Cathy Mossier, entraîneuse du rafroVeveyse, au sud du canton de Fribourg. Ce sport unique, créé en Suisse, rassemble en effet dans ses rangs des joueurs de toutes conditions, valides, handicapés physiques ou mentaux, et de toutes générations.

Intérêt outre-atlantique
Et le concept semble intéresser outre-atlantique : aux Etats-Unis, une université californienne s’intéresse essentiellement aux sports de handicaps. Cathleen, joueuse américaine du «rafroVeveyse» et ancienne championne paralympique de basketball avec l’équipe nationale des USA, a entendu parler de cette école. Elle a donc pris contact l’année dernière avec l’institution dans la perspective de faire découvrir le rafroball en Californie, cet état friand de sports inédits. «Ce voyage ne sera réalisé qu’en 2014. Nous allons monter un projet afin de trouver quelques sponsors. Nous avons pour but de représenter tous les handicaps possibles, afin de montrer aux Américains que ce sport est ouvert à tous», détaille encore Cathy Mossier.

« Les quatre mots d’ordres du rafroball sont : fairplay, tolérance, respect et intégration », ajoute Cathy Mossier, non seulement entraîneuse et présidente mais aussi joueuse et «pousseuse» pour son fils Simon, polyhandicapé, qui ne peut se déplacer seul.« Il existe deux championnats en Suisse : une ligue fun, et une ligue sport, dont nous faisons partie. Nous avons notamment eu l’honneur de remporter le titre de champion de Suisse cette année ! », sourit l’entraîneuse.

Un sport d'origine suisse
Il y a une vingtaine d’années, quatre jeunes sierrois (VS), dont deux handicapés, ambitionnent de pratiquer ensemble une activité sportive. Ils se lancent alors dans l’adaptation de diverses règles de jeux de balle de manière à convenir à chacun des handicaps. Très proche du handball, le rafroball puise aussi ses règles dans le basketball et le football.

Le 16 novembre s’est déroulé un tournoi populaire à Châtel-St-Denis. Les différentes équipes pouvaient aligner quatre joueurs de champ et un gardien. Dans ces groupes ne pouvaient figurer que deux valides, qui devaient se déplacer en chaise afin d’avoir eux aussi un handicap !

Texte: Jonas Ruffieux de Tink Romandie. Photographies: DR.

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La radio des étudiants continue la visite des clubs universitaires avec le LUC Badminton et son président Pascal Berberat qui a accepté de répondre à nos questions.
L'équipe du LUC badminton (source: www.lucbadminton.ch)

Le badminton, ce sport qu'on croit être "de plage" mais dont le volant peut fuser à 400 km/h au plus haut niveau, est assez particulier: c'est le seul et unique sport à se jouer en mixte au niveau olympique et le port de la jupe pour les femmes a failli être rendu obligatoire en 2011.

De plus, si c'est une activité accessible de manière générale et très populaire en Suisse, le manque d'infrastructure est criant.

Toutes ces particularités, ces contradictions, toutes les spécificités de ce sport outrageusement dominé par les pays d'Asie du sud-est sont décryptées pour Fréquence Banane par Pascal Berberat, président du LUC Badminton et joueur au club.

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