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Ce vendredi, NipConf projette les étudiants dans un avenir proche grâce à une série de présentations consacrées aux dernières innovations technologiques.

Conquérir mars, prendre un robot chez soi, ou encore guérir une moelle épinière endommagée, voilà de quoi rêver et nourrir des scénarios hollywoodiens! Sauf que NiPConf ne réunit pas des auteurs de science-fiction, mais des scientifiques et des entrepreneurs qui comptent bien révolutionner notre vie de tous les jours, et ce dans un avenir proche, très proche.

Le Swiss Tech Convention Center était donc la bâtisse toute désignée pour accueillir les différentes présentations organisées par NipConf. Pour un prix modique, la conférence propose des présentations de qualité et pleine de créativité! Au total, une dizaine d'intervenants parleront de leurs dernières innovations. Parmi eux, des scientifiques, des podcasteurs et des starts-ups suisses à la pointe du progrès et dont les récents travaux permettent de voir l'avenir sous un jour nouveau, où tout paraît possible, où la planète rouge n'a jamais parue si proche de la Terre.

Au programme, d'autres surprises sont aussi au rendez-vous, comme  la zone expérience. Ouverte à tous dès 13h30, elle permet à chacun de se familiariser avec les derniers enjeux scientifiques. En lien avec les conférences, chacune des installations réveille votre curiosité et procure un plaisir certain! Pour en savoir plus, Fréquence banane vous invite à découvrir la conférence au travers d'un interview exclusif de Marco Brianza, organisateur de NipConf.

 NipConf est aussi disponible en podcasts sur: https://www.youtube.com/results?search_query=chaine+nipcon

Découvrez le programme intégral sur:  www.nipconf.com

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Dimanche dernier, une fois n’est pas coutume, nous avons parlé technologie, et plus précisément de Gimball, lors de la Mensuelle de la Rédac’. Découvrez ce qui se cache derrière ce nom si mystérieux…
Gimball (© service de presse de l'EPFL)

Gimball fait penser à un jeu de balles, au nain Gimli dans Le Seigneur des anneaux, aux guibolles au bout desquelles nous trainons nos petits corps fatigués ou encore au tigre du Bengale, mais en aucun cas à un robot. Pourtant, c’est bel et bien un robot ! Un petit robot, certes, mais un robot quand même. L’habit ne fait pas le moine et la taille ne fait pas la grandeur d’un homme ou, dans notre cas, d’un robot et Gimball confirme ce proverbe. Malgré sa petite taille notre ami peut accomplir de grands exploits.

Sa constitution légère et résistante lui permet d’accéder à des endroits qu’aucun homme ou autre robot ne peut atteindre. Gimball – ou l’un de ses successeurs, car il est le premier d’une longue lignée – pourrait, par exemple, investir les décombres d’un immeuble écroulé. Comment est-ce possible ? Tout simplement grâce à des collisions. Contrairement à ses cousins robots, Gimball n’a pas de capteurs. Ainsi il ne peut pas éviter les obstacles : ils les heurtent de plein fouet, mais cela n’est pas un problème. C’est même voulu !

Adrien Briod et Mariusz Kornatowski, ses inventeurs, confient s’être inspirés des insectes volants pour créer leur chef d’œuvre.  « Les insectes volants », raconte M. Briod dans une interview accordée au service de presse de l’EPFL, « gèrent très bien les collisions. Pour eux, les chocs ne sont pas vraiment des accidents, ils sont conçus pour les encaisser. » C’est en partant de cette idée de collision qu’il a crée son robot.

Pour lui permettre de résister aux chocs, les deux inventeurs ont équipé Gimball d’une cage sphérique et élastique, qui absorbe les chocs et permet de rebondir. A l’intérieur de cette sphère ils ont placé le corps du robot, qui est stabilisé par un système gyroscopique, composé d’un double anneau en fibres de carbone. Ce dernier maintient le robot à la verticale, lui permettant ainsi de garder son cap.

L’absence de capteurs lourds et fragiles, fonctionnant uniquement dans un environnement dégagé, confère à Gimball un avantage certain sur ses concurrents. Il peut évoluer beaucoup plus facilement dans des espaces accidentés. Equipé d’une caméra, il pourrait être d’une grande utilité aux secouristes lors des tremblements terre. Gimball serait-il le futur du secourisme ?

 Reportage avec interview des deux inventeurs du robot (© EPFL):

 

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« La conscience : Produit du cerveau ? » Première conférence d'un cycle de conférences-débats sur la question de la conscience.
source: http://sonsevolution.com

Organisée par l'aumônerie de l'EPFL et de l'UNIL, cette première conférence sur la question de la conscience accueillait, à 18h30, dans l'auditoire SG1 de l'EPFL, plusieurs illustres spécialistes:

Pierre Magistretti, médecin et neurobiologiste, professeur de neurosciences au Brain Mind Institute à l’EPFL et au Centre de Neurosciences Psychiatriques de l’Université de Lausanne et du CHUV. Il dirige le Pôle de recherche national SYNAPSY.

François Ansermet, psychanalyste, professeur de pédopsychiatrie à l’UNIGE et Chef du service de psychiatrie d’enfants et d’adolescents aux HUG.

Et enfin Jacques Besson, chef du Service de psychiatrie communautaire du Département de psychiatrie du CHUV et professeur ordinaire à l’UNIL.

Autours du thème "conscience, cerveau et spiritualité", la conférence s'est passée dans une ambiance détendue et simple mais néanmoins très efficace !

Se déroulant en deux parties, la conférence est ouverte par l'exposé des professeurs Magistretti et Ansermet. Après quelques préambules méthodologiques et l'examen de la problématique de la conférence (l'organisation, ou pas, de la conscience par le cerveau - discussion pluridisciplinaire mettant en jeu le domaine religieux), l'exposé va tenter de répondre à la question de la conscience et son lien avec le cerveau par le biais négatif de l'inconscience.

À partir de la théorie de plasticité du cerveau, il ressort que le cerveau a deux fonctionnements : un premier, linéaire, logique et séquencé et un deuxième discontinu et adimensionnel. Ceci (en très raccourci!) renvoie au fait que l'homme est programmé à ne pas être programmé ; c'est à dire que dans son fonctionnement même, à chaque nouvelle expérience (trace) enregistrée en schémas neuronaux, des recompositions ont lieu qui font qu'à chaque nouvelle « trace » le cerveau est un autre, et donc constamment en « re/dé-programmation ». La mémoire et la liberté : ce qui est déterminé et déterminant face à ce qui crée et est discontinu.

La deuxième partie, présentée par le professeur Besson, traite de la question de la spiritualité en réponse face aux maux de notre époque : L'addiction, la pathologie de sens et la pathologie du lien. On constate que dans la guérison des addictions, la spiritualité a un rôle très important ! La confiance donnée à une puissance supérieure est un facteur important pour se rétablir d'une addiction. Il y a une « volonté spirituelle » qui cherche un sens dans la civilisation et qui va le trouver par le biais de la culture. Il existe un objet spirituel ! On constate, par le biais de la science dure, que les activités « spirituelles » ont en effet direct sur l'activité du cerveau.

Pour retourner à la conscience, on arrive à cette conclusion : La conscience est un produit du cerveau et une ouverture à la spiritualité.

Jacques Besson termine avec cette citation de Einstein : « Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux puisqu'il n'a aucune raison de vivre. »

La prochaine conférence sur le thème de la conscience aura lieu le 25 avril au forum du Rolex Learning Center à 18h15, avec Le Professeur Axel Kahn, et le Philosophe Fabrice Hadjadj.

Plus d'informations ici.

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