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Il y a plusieurs mois de cela, Fréquence Banane rencontrait Marc Leroy-Calatayud, jeune romand étant parti à l’aventure en Autriche pour se façonner les débuts de sa carrière musicale. Découvrez-le aujourd’hui à travers son interview afin de mieux comprendre son parcours atypique.
© Julien James - Photographe

La Maturité Fédérale en poche et très à l’aise dans toutes les branches, Marc Leroy-Calatayud aurait pu se lancer dans des études polytechniques ou s’inscrire dans une université. Devant l’embarras du choix, il s’est pourtant laissé attirer par un monde artistique, celui de la musique.

La musique, il l’a découverte d’abord à travers le piano, le cor et le chant. Elle a été très présente dès son adolescence, puisqu’il a eu l’opportunité de suivre la filière artistique au gymnase Auguste Piccard. Il ne suivait donc les cours que le matin et passait l’après-midi à pratiquer son instrument.

Quelques années plus tard, il est parti tenter sa chance en Autriche à Vienne, la ville si célèbre pour sa musique. Il s’est présenté aux plus grandes universités de Vienne sans croire vraiment à sa chance d’être retenu. Mais il a été accepté tout de suite et c’est ainsi que son aventure en tant qu’apprenti chef d’orchestre à l’Universität für Musik und Darstellende Kunst a commencé. Une aventure qui se poursuit aujourd’hui encore, et qui s’étend même : il étudie toujours la direction d’orchestre à Vienne avec Mark Stringer, mais à présent il suit également les cours de Scott Sandmeier à Freiburg en Allemagne. Sans oublier les masterclasses avec d’autres chefs tels que Johannes Schlaefli, Bertrand de Billy ou Nicolás Pasquet et l'orchestre philharmonique de Jena.

 


                                                                                                                                    © Julien James - Photographe

A côté de ses études à l’étranger, Marc n’a pas oublié ses amis lausannois. Depuis quelques années, il dirige l’Orchestre Quipasseparlà, composé entièrement de jeunes, des musiciens aux organisateurs. D’ailleurs, l’Orchestre Quipasseparlà propose un nouveau concert les 6, 8 et 9 février 2014 à Genève et à Lausanne. Avec un programme qui vous permettra de faire le plein d'émotions avec le concerto pour violon en ré mineur de Sibelius et l'Ouverture Tragique de Brahms et de faire une belle découverte si vous n'avez jamais eu l'occasion d'entendre le Concerto pour Marimba d'Emmanuel Séjourné. Un concerto de Marimba qui sera interpété ce week-end par le jeune percussionniste Pierre Leroy-Calatayud qui n'est autre que le frère de Marc Leroy-Calatayud.

Retrouvez ici toutes les infos du concert.

Le site de l’Orchestre Quipasseparlà.

La page facebook de l’Orchestre Quipasseparlà.

Et pour vous forger une idée de l'orchestre, voici le 1er mouvement de la 5e Symphonie de Beethoven joué en 2011 par l'Orchestre Quipasseparlà:

 

Et enfin, Marc Leroy-Calatayud, l'interview:

 

Présentation (Taille: 0.54MB)
Pourquoi Vienne ? (Taille: 1.13MB)
Les cours à Vienne (Taille: 0.55MB)
L'expérience à Vienne (Taille: 3.38MB)
Retour en Suisse ? (Taille: 1.21MB)
l'Orchestre Quipasseparlà (Taille: 3.15MB)
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La série de portraits sur les jeunes artistes suisses continue. Faites connaissance avec la comédienne et metteuse en scène suisse-irlandaise Sarah-Jane Moloney qui a accepté de parler de son parcours à Fréquence Banane.
© Caroline Webster 2012

Son rêve n’a jamais été de devenir comédienne. Aujourd’hui pourtant, le théâtre est son métier. Enfant, elle n’a pas joué dans la troupe de théâtre de son école. Ce n’est qu’une fois à l’Université de Lausanne, où elle a fait son Bachelor en Anglais et Tradition classique, qu’elle s’est lancée corps et âme dans l’aventure théâtrale pour la première fois. Tout a commencé en anglais par As You Like It ou The Tempest de Shakespeare, puis en français avec Les Bacchantes d’Euripides. Ces pièces célèbres, elle les a travaillées tant avec des troupes de théâtre estudiantines qu’avec la Sun & Moon Theater Company dirigée par le professeur Roelof Overmeer.

Après avoir terminé son Bachelor à Lausanne, Sarah-Jane Moloney a choisi de quitter le monde académique et d’aller vivre sa passion à Londres. Ce qui fut une grande réussite. Après une première année passée à la Fourth Monkey Theater Company, elle s’est ensuite perfectionnée avec un Master à la Royal Central School of Speech and Drama.

Son Master en poche, il est temps pour elle de faire son entrée dans le monde professionnel. D’origine irlandaise par ses parents et née au bord du Lac Léman, Sarah-Jane Moloney a toujours gardé un pied entre les deux cultures suisse et anglo-saxonne. Parfaitement bilingue, son travail artistique ne se limite d’ailleurs pas à une seule langue. Sa tête est pleine de projets, mais son cœur balance encore entre la Suisse romande et Londres…

Diary of a She-Wolf, 2013

                                                                                   © Aruna Ganesh Ram, 2013


Pour mieux comprendre son parcours et ce que le métier de comédienne implique, écoutez l’interview que Sarah-Jane Moloney a accordée à Fréquence Banane et qui a été diffusée le 15 décembre 2013 lors de l’émission La Mensuelle de la Rédac’.

 

Présentation et débuts (Taille: 1.72MB)
Pourquoi Londres ? (Taille: 0.76MB)
Londres et retour (Taille: 3.03MB)
Cours Master (Taille: 3.05MB)
Retour en Suisse (Taille: 1.32MB)
La liberté artistique (Taille: 1.01MB)
Le public (Taille: 1.46MB)
Médiatisation (Taille: 0.74MB)
Concurrence (Taille: 2.39MB)
Projets passés et futurs (Taille: 4.08MB)
Mot de la fin (Taille: 1.33MB)
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Jeudi soir à la Grange de Dorigny, c’était la première de La Mouette de Tchekhov. Devant une salle comble, Françoise Boillat interprétait le personnage intense de Nina dans la mise en scène de Jean-Michel Potiron, pour faire revivre ce monument du théâtre russe.
Dessin de Françoise Boillat (© www.sortir.ch)

Dans une maison de campagne, des proches s’affrontent pour échapper à la solitude de leur destin. Les uns se piquent de littérature, les autres s’enferment dans leurs petites passions, chacun cultive ses craintes, ses obsessions, ses ambitions, qui se brisent contre les obstacles de la vie quotidienne. Comme toujours les couples se croisent, deux écrivains se cherchent dans la médiocrité, deux actrices s’exposent aux jeux de la société. Nina, la plus jeune, incertaine, agitée, incarne cette mouette, bientôt victime du tir d’un chasseur passionné, Constantin son amoureux éconduit. Nina, on pourrait l’imaginer délicate et sensible. Françoise Boillat lui confère d’entrée une stature plus affirmée. Le personnage est complexe, il se dessinera au long des quatre actes dans une trajectoire intense qui le conduira à la radicalité : le choix définitif d’une vie d’actrice au dépens du confort affectif et moral.

Quand on l’interroge Françoise Boillat conçoit son rôle comme la vie que mènent tant de femmes aujourd’hui, pleines de rêves inaboutis, de lassitudes, de déceptions, meurtries par les échecs et les mauvaises rencontres. Les rêves dit-elle, deviennent alors des cauchemars et l’on peine à se reconstruire. Comme dans le théâtre de Tchekhov, autour de nous les gens virevoltent, s’affairent sans but, s’usent et se détruisent à petit feu dans le déclin des jours. Ce climat d’absurdité tranquille est fort bien rendu dans cette interprétation de grande qualité.

D’autres figures du répertoire classique hantent-elles Françoise Boillat ? Elle se verrait bien jouer Lady Macbeth, personnage terrifiant s’il en est, et son prochain rôle sera celui d’un serial killer. Décidément, Françoise Boillat pourrait jouer des personnages bien redoutables.

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