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Il était une fois, douze étudiants en écriture de scénario et création littéraire qui décidèrent qu'ils n'écrivaient pas assez. Ils se réunirent toutes les semaines pour écrire plus, pour écrire ensemble, pour recevoir des commentaires sur leurs textes, mais aussi pour être lus. Un an et demi plus tard, ils lancèrent leur propre recueil de textes.

Le Treizième représenté par Lydia, Mégane, Ann-Sophie et Noémie © Marion Malique

Le collectif MSSC - la Mystérieuse Société Secrète de la Confrérie - est né de l'idée d'un groupe d'écriture entre étudiants passionnés. Ils étaient douze et ils ont décidé d'appeler leur recueil de texte: Le Treizième. Après un an passé à écrire les uns pour les autres, mais surtout chacun pour soi, ils ont décidé d'écrire ensemble, de créer quelque chose et de signer "le collectif". Pour bien insister sur cette notion, ils se sont inventés des personnages, des alter ego et ce sont ces pseudonymes que l'on retrouve à la fin de chaque texte.

Histoire de continuer dans cet univers mystérieux, les douze personnages se sont dévoilés les uns après les autres sur leur blog. On y retrouve aussi plein de textes qui ne sont pas ceux du recueil pour nous aider à découvrir ces douze énergumènes. Tous les personnages ont répondu au "P'tit Proust", une version à la carte du fameux questionnaire de Proust. Mais ce n'est pas tout, pour ceux qui connaissent les auteurs de la MSSC et qui cherchent à deviner quel personnage les représente, les anecdotes sont la clef.

Publier un recueil de textes à douze et prévoir le lancement demande une belle cohésion et beaucoup d'organisation. Alors que certains se chargent de la correction finale et de la mise en page, d'autres gèrent les réseaux sociaux en mettant à jour le blog et la page Facebook. Lydia Képinski a réalisé toutes les illustrations que l'on peut admirer sur le blog, mais aussi dans le recueil. C'est en exploitant au mieux les atouts de chacun qu'un tel projet a pu voir le jour.

Imprimé à 400 exemplaires, le recueil sera en vente Samedi 12 Avril 2014 lors de la soirée de lancement au prix de 10$. On nous annonce une soirée multidisciplinaire avec une animation musicale d'Emile Chevrin, des lectures publiques des textes par des comédiens et plein d'autres surprises. L'entrée est gratuite et le collectif compte sur la vente des recueils ainsi que des contributions volontaires pour avoir la possibilité de renouveler l'expérience l'an prochain.

La préface du recueil a été écrite par Claire Legendre, professeur en création littéraire à l'Université de Montréal et écrivaine française. Dès le début, elle a soutenu le projet en encourageant l'idée d'auto-édition, afin de donner une chance à tout le monde. Ann-Sophie Laforest raconte : "On ne veut pas se prendre au sérieux, mais se rendre sérieux."

Si vous êtes à Montréal ce week-end, ne manquez pas le lancement du recueil Samedi 12 Avril dès 19h au

Pour plus d'informations consultez le blog de la MSSC ou la page Facebook "Le Treizième".

Écoutez l'entrevue en quatre parties avec quatre des douze membres de la MSSC: Noémie Dubé, Ann-Sophie Laforest, Lydia Képinski et Mégane Delorme.

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Le portrait de La Pastèque touche à sa fin. En attendant de nouveaux articles dans "Tu lis-tu?", prenez le temps de savourer chaque article, lien, image, vidéo, podcast et courrez acheter une bande dessinée, ça ira tout de suite mieux.

© Ariane Theiller

Ce fût une belle découverte que je me suis fait un plaisir de partager avec vous. Je vous donne rendez-vous au Musée des Beaux Arts de Montréal jusqu'au 30 mars 2014 pour aller admirer l'exposition sur La Pastèque. Pour vous procurer des ouvrages de la maison, je vous conseille la librairie Le Port de Tête, avenue du Mont-Royal Est. J'en avais beaucoup entendu parler et je suis passée devant pour la première fois par hasard il y a une semaine. C'est avec plaisir que j'ai fouillé dans le coin des bandes dessinées et que j'ai feuilleté titre après titre les oeuvres de La Pastèque pour ressortir les bras chargés de mystère. Les libraires y sont accueillants et je me réjouis déjà d'y retourner.

Lus et approuvés: "Paul à Québec" de Michel Rabagliati, "Le Noël de Marguerite" d'India Desjardins et Pascal Blanchet, "Jane, le renard et moi" d'Isabelle Arsenault et Fanny Britt, "Carton" - Collectif

Dans ma bibliothèque mais pas encore dévorés: "Paul en appartement" de Michel Rabagliati, "L'Appareil" - Collectif, "L'intégrale Red Ketchup Vol. 1" de Real Godbout et Pierre Fournier, "Paul à la campagne" de Michel Rabagliati

Pour clôturer le dossier comme il a commencé, Ariane Theiller, étudiante en Master Edition à Strasbourg, a eu la gentillesse de faire une deuxième illustration tout spécialement pour Fréquence Banane.

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Dans le cadre de l'exposition pour les quinze ans de La Pastèque au Musée des Beaux Arts de Montréal, j'ai eu le plaisir de rencontrer quatre illustrateurs bourrés de talent, le temps de quelques questions entre deux signatures.

© Michel Rabagliati

Isabelle Arsenault est une illustratrice jeunesse prolifique. Son travail lui a valu plusieurs récompenses, dont deux fois le prix du Gouverneur général, la plus prestigieuse distinction littéraire au Canada, pour ses illustrations. Elle a publié deux livres jeunesse, avec Kyo Maclear à La Pastèque: "Fourchon" et "Virginia Wolf" ainsi qu'un roman graphique: "Jane, le renard et moi", avec Fanny Britt. Elle vit à Montréal avec son mari et leurs deux enfants.

Cyril Doisneau est né boulevard Launay à Nantes en 1978, il fait du vélo sans petites roulettes à l'âge de trois ans. Il passe du premier coup son permis de conduire en 1999. Sa première voiture sera rouge. En 2001, il découvre l'Amérique, il s'y installe en 2006. C'est en 2009 qu'est publié son premier livre "184 rue Beaubien" aux éditions de La Pastèque, qui sera suivi de "Objets" en 2011 et de "Le Havre - New York" en 2012. Cyril prépare un nouveau livre sur la cuisine. Il vit et travaille à Montréal et se déplace en vélo.

Pascal Girard est né à Jonquière en 1981. Dès sa première journée sur les bancs d'école, il commence à remplir de dessins les marges de ses cahiers et agendas. Comme il n'a jamais pu se débarrasser de cette bonne habitude, il a naturellement décidé d'en faire son métier. En 2004, il termine son Baccalauréat interdisciplinaire en arts à l'Université du Québec à Chicoutimi. Depuis, il habite à Montréal et dessine à peu près tout le temps. Depuis quelques années, ses travaux paraissent à La Pastèque: "Paresse" en 2008, "Jimmy et le Bigfoot" en 2009 (Gagnant dans sa traduction anglaise de la meilleure bande dessinée canadienne de l'année aux Doug Wright Awards 2011) et "Valentin" en 2010.

Michel Rabagliati est né en 1961 à Montréal où il a grandi dans le quartier Rosemont. Après s'être intéressé un moment à la typographie, il étudie en graphisme et travaille à son compte dans ce domaine à partir de 1981. Puis, il entamera une prolifique carrière en illustration publicitaire et éditoriale. Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le 9e art québécois. Avec sept livres, Michel Rabagliati est devenu une figure incontournable de la littérature québécoise et l'un des auteurs les plus connus du grand public. En 2007, l'auteur s'est vu décerner une Mention spéciale pour l'ensemble de son oeuvre par le Prix des libraires du Québec et en 2010 il devient le premier canadien à remporter un prix (Prix du public FNAC/SNCF) au Festival international de bande dessinée d'Angoulême.

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Pour ses 15 ans, la maison fait les choses en grand. C'est au Musée des Beaux Arts de Montréal que le party - la fête, en québécois - a lieu.

© Marion Malique

Qu'est-ce qu'une "Quinceañera"? C'est une fête traditionnelle mexicaine que l'on organise pour lorsqu'une jeune fille célèbre son quinzième anniversaire. La plupart du temps, le budget pour l'occasion est démesuré, on y invite toute la famille et tout le monde se met sur son 31. Bien que québécoise et non mexicaine, La Pastèque voit les choses en grand pour sa quinceañera.

On commence avec la publication d'un livre pour l'occasion: "La Pastèque - 15 ans d'édition". A l'intérieur, on trouve des témoignages d'illustrateurs qui ont croisé la route de La Pastèque, des dessins, des informations sur les premières publications de la maison et pleins d'autres surprises.

On continue avec une exposition au Musée des Beaux Arts de Montréal dédiée à La Pastèque. Le principe de l'exposition est simple, La Pastèque a sélectionné 15 de ses illustrateurs et les a emmené au Musée des Beaux Arts de Montréal. Là-bas, chacun a choisi une oeuvre de la collection permanente qui l'inspirait. A partir de là, la consigne était la même pour tous, réaliser une bande dessinée inspirée de l'oeuvre retenue. Des vidéos sur le processus de création de chacun sont mises en ligne par le musée. Retrouvez la vidéo de Michel Rabagliati ci-dessous. L'exposition se déroule du 6 novembre au 30 mars 2014, elle est gratuite pour tous.

Difficile d'imaginer, il y a quinze ans, que le Musée des Beaux Arts de Montréal exposerait un jour de la bande dessinée. D'autant plus qu'ils souhaitent conserver les oeuvres des illustrateurs afin de créer un fond d'archives de bande dessinée et certainement de renouveler l'expérience dans le futur.

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Un tel succès ne s'obtient pas sans effort. La Pastèque est considéré aujourd'hui comme un ambassadeur du neuvième art, médiatiquement parlant.

© Instagram @editionspasteque

C’est pour l’album L’Appareil (cf. article précédent) que La Pastèque embauche une relationniste de presse. Cette dernière permet à Frédéric et Martin de se faire connaître auprès de quelques médias. Bien qu’ils n’aient jamais eu assez d’argent pour payer de la publicité, ils continuent de faire ce qu’ils savent le mieux faire: des bons et beaux livres. Avec le temps, leur relation avec les médias s’est développée et elle est devenue un de leurs principaux atouts.

Il suffit de consulter le site de La Pastèque pour réaliser l’ampleur de la chose dans la partie « On parle de nous ». Pour une maison d’édition de bande dessinée qui souffle - seulement - ses quinze bougies, c’est un beau palmarès.

Ce qui a réellement permis l’ouverture des portes des médias, ce sont, une fois de plus, les albums de Michel Rabagliati. La Pastèque montre encore une fois l’exemple aux autres éditeurs qui profitent de cette ouverture pour s’y engouffrer et faire parler d’eux.

Au-delà des médias, les libraires se sont, eux aussi, davantage intéressé à la bande dessinée québécoise depuis le succès des Paul. Martin en parle: « Toutes les nouvelles structures d’édition en on bénéficié. Non seulement nous sommes heureux lorsqu’un nouveau Paul est lancé mais les libraires également, car ce titre sera à coup sûr un bestseller. C’est un peu comme l’arrivée d’un nouveau Michel Tremblay. Rabagliati fait aujourd’hui partie, lui aussi, des dix auteurs les plus lus au Québec. »

Frédéric gère les relations avec la presse au Québec et il mesure l’impact médiatique de Michel Rabagliati. Alors qu’autrefois il fallait convaincre des quotidiens comme La Presse ou Le Devoir pour pouvoir prépublier les premiers albums de Paul, au jour d’aujourd’hui, Frédéric gère un calendrier d’entrevues pour Michel et ces quotidiens-là paieraient sûrement très cher pour pouvoir recevoir des illustrations inédites de Michel.

(Source: La Pastèque - 15 ans d'édition, Collectif, publié chez La Pastèque en 2013)

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