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Belle découverte lors de la première soirée du Montreux Jazz Festival, le groupe jouait à 23h30 au Music in the Park. La bonne nouvelle: ils prenaient ensuite l’avion pour venir à Montréal et seront sur la scène Rio Tinto Alcan samedi 4 et dimanche 5 juillet à 20h et 22h.

© Marion Malique

Petite présentation pour commencer. Définissant leur style pluridisciplinaire comme de la pop electroswing, le groupe est composé de Nicolle Rochelle, new-yorkaise et Antoine Chatenet, parisien. En 2010, après quatre ans de tournée européenne avec Jérome Savary, Nicolle décide de ne plus rentrer aux États-Unis. Le soir même, elle rencontre Antoine par hasard dans un club de jazz parisien, c’est le début de Ginkgoa.

«  Très vite ils inventent une chanson française avec une ‘vibe’ américaine, une pop américaine mais avec une french touch, surtout ultra vitaminée, dans laquelle les époques se croisent, les inspirations se mélangent : des mélodies Pop, des sonorités Swing du vieux New-York sur des beats électros dance floor. Ils n’ont qu’une idée en tête : faire danser tout ce qui danse, toutes les générations et tous les genres grâce à des mélodies qui restent en tête aussi longtemps que leur arbre totem, le ginkgo, perdure. Révélé aux Francofolies de la Rochelle où il remporte le prix coup de cœur du festival, le duo enchaîne alors trois années riches en concerts : tournée de 200 dates dans toute la France, Etats-Unis, Chine, Allemagne, Italie, Suisse, Nouvelle Calédonie et se voit offrir de nombreux prix. Ginkgoa prépare actuellement son premier album dont la sortie est prévue pour l’automne 2015. »

Ginkgoa clôturait cette magnifique soirée d’ouverture du Montreux Jazz Festival pour notre plus grand plaisir sur la scène du Music in the Park hier soir. Ils nous ont fait danser, sourire et vibrer pendant une bonne heure en invitant même le public à les rejoindre sur scène. On retiendra surtout l’énergie de la belle Nicolle et son déhanché, tout aussi adorable que son léger accent américain en français.

Montréalais, montréalaises, si vous ne saviez pas quoi faire ce week-end, la question ne se pose plus, rendez-vous à la scène Rio Tinto Alcan du Festival International de Jazz de Montréal samedi 4 juillet et/ou dimanche 5 juillet à 20h et 22h pour découvrir ce duo pétillant !

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Il y a des groupes comme ça dont on ne se lasse jamais. Quatrième fois que je les voyais en concert et c’est de mieux en mieux. Après une découverte par hasard au Paléo en 2009 sous le chapiteau, j’étais allée jusqu’à Rock Oz’Arènes à Avenches en 2011 où ils jouaient le même soir que Ben Harper et enfin, au Montreux Jazz Festival en 2012.

© Marion Malique

Petite déception en arrivant à la Place des Arts, mes deux amies qui avaient acheté leur billet en ligne n’ont pas pu les scanner depuis leur téléphone. Nous avons dû faire la file à la billetterie et payer 4$ pour chaque impression. Quand on paye 66,50$ la place c’est toujours 4$ de trop. En revanche, super place presse sur le parterre avec une vue imprenable sur la scène, rien à redire si ce n’est, merci encore.

La lumière se tamise, Rodrigo entre et commence tout en douceur suivi de près par Gabriela qui tapote sur sa guitare en même temps. Dès le premier morceau ils nous invitent à frapper dans nos mains et nous donnent envie de danser. Leurs forces: être deux, être excellents et alterner guitare et percussions sur la guitare. Simplement vêtus d’un jeans et d’un t-shirt noir, ils n’ont rien de deux rock star et semblent très accessibles malgré le fait qu’ils soient sur scène et nous sur nos sièges. D’ailleurs, Rodrigo ne manque pas de nous le faire remarquer dès sa première prise de parole: « It's rare for us to have a seated crew. It feels weird. You look so civilized to me. » Il nous invite à nous lever tout en expliquant qu’ils n’ont pas de liste de chansons fixe et peuvent jouer tout ce on a envie, même du Metallica.

Après une introduction incroyable, on savoure la montée en puissance jusqu’à l’apogée de chaque morceau. L’éclairage ajoute aussi ce petit quelque chose bien qu’ils remplissent la salle avec leur énergie et leur talent. Lorsque Gabriela s’adresse à nous, elle nous raconte qu’ils ont enregistré leur premier album en Angleterre il y a 10 ans après une tentative à Ixtapa au Mexique où ils ont préféré boire des mojitos que travailler. Une fois en Angleterre, pas le choix, il n’y avait que deux chaises, deux guitares, leur producteur et eux dans une petite salle. Ils jouaient chaque morceau cinq ou six fois et le producteur choisissait le meilleur. Toujours aussi mignonne, elle termine par: « I can stay here and bla-bla-bla but we better play ».

Je ne peux m’empêcher de penser au commentaire d’une amie fait quelques jours plus tôt lors du concert de Robert Glasper mais qui s’applique parfaitement ici. « Pendant cet instant, dans cette salle, tout est possible, il n’y a plus de problèmes dans le monde, nous sommes tous égaux, dans l’instant présent. » C’est ce que leur musique m’inspire. C’est typiquement le genre de concert qui pourrait s’écouter et se savourer tout autant les yeux fermés. A la fin de la chanson suivante, tout le monde se lève pour les applaudir, c’est tellement beau que j’en ai les larmes au yeux.

Au bout du cinquième morceau ils proposent à 20 personnes de monter sur scène. J'hésite un peu trop longtemps et n'ose plus y aller ensuite. Ils les gardent en fait jusqu'au rappel. Je me faufile jusqu'au devant de la scène et en profite pour les voir de près. Un morceau plus tard, et d'un commun accord avec mes voisins, nous nous asseyons sur la scène, tout à gauche sur le petit retour mais avec une vue incroyable. Il y a environ 35 personnes sur scène qui dansent et profitent de la générosité de Rodrigo y Gabriela. Ces derniers s'amusent même à jouer dos à nous et face aux spectateurs sur scène.

Une chose est sûre, ce sont de vrais artistes qui font ce qu'ils aiment tout en partageant leur talent avec nous. « Générosité » restera le mot d'ordre de la soirée. Ils reviennent pour un rappel et nous demande ce que l'on veut entendre. Le public crie « Buster Vodoo » et Rodrigo nous répond ne pas se souvenir de celle-là. Je le crois, un peu déçue, mais ils finissent par enchaîner Buster Vodoo juste après un nouveau morceau.

Le final est parfait, me voilà vidée et pleine d'émotions en même temps. Hasta la proxima!

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Renouant avec l'essence même de cet art né en Andalousie, le spectacle Lo Esencial s'aventure sur les terres d'un flamenco pur et authentique: celui de ses débuts, quand les chants populaires permettaient de convertir les souffrances en espoir. Pour cela, le célèbre Luis de la Carrasca s'entoure de la crème des artistes de flamenco.

© montrealjazzfest.com

Flamenco Vivo est une compagnie créée en 1991 par Luis de la Carrasca. C'est au Festival d'Avignon que André Ménard, directeur artistique et co-fondateur du FIJM, les a découvert. En dix ans, il a eu la chance de les voir dans quatre créations différentes. Tout en rappelant une véritable histoire d'amour entre le festival et le flamenco, il se réjouit de partager avec nous ce spectacle à l'essence très différente, plus ramassé, plus intimiste, présenté dans la Cinquième salle et ce pour cinq soirs consécutifs. Tout à coup, un homme entre en scène, ce n’est autre que le fameux Luis de la Carrasca, il chante en distribuant des caramels dans le public. La lumière est toujours allumée, on se sent bien, il n’y a pas ou peu de distance entre les artistes et nous. André Ménard nous l’a bien fait comprendre, nous sommes privilégiés, à la fois d’assister à ce spectacle espagnol authentique au Québec, mais aussi puisqu’il s’agit du tout premier show dans le cadre de l’édition 2015 du FIJM.

Guitare, chant et percussions se mêlent pour nous raconter une histoire en musique. Pendant que les hommes occupent la scène, on ne peut s’empêcher de guetter l’ombre de la danseuse de flamenco qui s’apprête à faire son entrée. Rien qu’à sa manière de jeter sa robe sur le côté avant même de se mettre à danser, on est déjà envoûté. Mêlant rapidité, beauté et précision, elle est sublime bien que si sérieuse. Elle est concentrée et nous embarque dans son univers aux simples claquements de ses talons sur le parquet. Seule au centre de la scène devant les quatre hommes tapant des pieds et des mains en rythme, ils la soutiennent jusqu’au bout de sa performance tandis qu’elle se cambre au son de la voix de Luis de la Carrasca. Tout est dans la montée en puissance, parfaitement dosée, qui précède l’explosion. Un dialogue se crée entre le chanteur et la danseuse épuisée qui se laisse ensuite glisser sur le sol, comme le sable qu’ils ont dans les mains.

Je profite de l’entracte pour discuter avec mes voisins new yorkais experts en flamenco. Ils me racontent qu’ils sont déjà allés plusieurs fois en Espagne et ont assisté à de magnifiques spectacles, notamment à Séville. Pour eux, c’est la danseuse la plus contortionniste qu’ils n’aient jamais vu. Après la pause, guitare et voix s’emparent de nouveau de la scène. La danseuse revient dans une robe plus discrète et c’est au danseur de prendre le relais. Ce qui ressort le plus lorsque l’homme danse c'est sa force et sa puissance ainsi que la noblesse du flamenco. On apprécie aussi le côté « histoire » du spectacle, une sorte de fil conducteur qui entraîne le spectateur tout au long des 90 minutes. Il semblerait que la guitare suive les pas du danseur et non l’inverse tellement il se déplace rapidement. Il marque une pause en avant de la scène et claque des doigts au rythme des battements d’un coeur, comme s’il dansait pour la séduire. A chaque morceau de performance, c’est un tonnerre d’applaudissements qui résonnent dans la Cinquième salle.

Pour terminer, Luis nous présente son équipe, le talentueux José Luis Dominguez à la guitare, Kadú Gomez au cajón et aux percussions, ainsi que les magnifiques danseurs « nuestra princesa » Ana Pérez et « la pila electrica » Kuky Santiago. L’un « contre » l’autre dans une sorte de battle de danse dont nos applaudissements seraient les juges, les danseurs rejoignent ensuite le reste de la troupe pour chanter tous les cinq en coeur en tapant dans leurs mains de moins en moins fort jusqu’à ce que la lumière s’éteigne. Une fois les spectateurs levés et applaudissant à bout de bras, les cinq artistes nous offrent un final incroyable, comme une sorte d’improvisation, de bonus pour lequel le public reste debout. Elle danse, puis lui, puis les deux ensemble pendant que Luis chante en français « Savez-vous planter les choux ? ».

Un moment unique et riche en émotions pour ouvrir comme il se doit cette 36e édition du Festival International de Jazz de Montréal.

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Pour sa 36e édition, le Festival International de Jazz de Montréal envahit la Place des Arts du 26 juin au 5 juillet avec plus de 600 concerts et activités gratuite faisant de la métropole du jazz et de ses musiques voisines.

© Benoit Rousseau

Survol de la programmation gratuite. Vendredi 26 juin, Beirut ouvrait le bal à 21h30 sur la scène TD, la place des festivals était pleine à craquer. Les organisateurs ont eu la bonne idée de placer des écrans un peu partout, y compris sur la scène Rio Tinto Alcan pour permettre aux festivaliers de profiter du concert sur l'entièreté du site. Mardi 30 juin à 21h30, le grand évènement TD ne sera autre que le groupe folk-rock montréalais The Barr Brothers. Jeudi 2 juillet, les américains The Mavericks, originaires de Nashville, s'empareront de la grande scène à leur tour.

Pour les couches tard, on recommande les soirées Speakeasy Electro Swing à l'Astral dès minuit du 26 au 30 juin. Nées quasi clandestinement dans un loft montréalais il y a 5 ans, ces soirées mensuelles font maintenant danser au grand jour mariant la musique de la première Grande Dépression aux technologies de la seconde. Du 26 au 28 juin, Urban Science, collectif bigarré montréalais, endiablait le Savoy du Métropolis avec sa soirée #LECYPHER.

Petits et grands, profitez de la musique dès midi. La série JazzFest des jeunes, présentée par Rio Tinto Alcan à midi et à 15h, reçoit les meilleures formations jazz des écoles secondaires et collégiales. A 13h, Les Envolées du Festival présenteront des combos universitaires au Lounge Heineken. Finalement, tout au long du Festival, West Train - un déambulatoire de 5 musiciens installés sur un convoi de chariots porteur de sculptures-instruments - nous transporte dans un voyage initiatique, poétique et, surtout, dansant!

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Dimanche 21 juin, jour de la fête de la musique en France, de la fête des pères un peu partout dans le monde, et premier jour de l'été, la météo s'annonçait capricieuse. Pourtant, ce septième Piknic s'est déroulé sans une goutte de pluie. Rencontre avec Toast Dawg près du terrain de pétanque.

© facebook.com/brokenwoodprod

Toast Dawg se présente en quelques dates, pirate depuis sa naissance, 1978, DJ depuis 1996, producteur depuis 2000 et papa depuis 2010.

Au primaire et au secondaire, Toast Dawg étudie dans une école spécialisée en musique et reçoit sa première plaque tournante à 18 ans. Lorsqu'il était petit, ses parents écoutaient beaucoup de bossa nova. Même s'il commence sa carrière en faisant plusieurs albums avec des groupes de rap, ce dont il avait envie pour son premier projet solo, c'était d'un EP avec des échantillons de musiques brésiliennes. En essayant d'apporter une touche nouvelle à ce genre bien connu, Toast Dawg profite de la rythmique et des mélodies qui, selon lui, "fit vraiment pour faire des beats".

La première chose à laquelle il pense lorsqu'il arrive aux platines c'est de jouer une chanson qui va lui donner des idées pour les dix suivantes. Lorsque tout se fait naturellement et que l'inspiration est là au moins pour la première heure, c'est l'idéal. Toast Dawg aime que les gens écoutent sa musique et aient l'air attentifs. Pour un set parfait, il lui faut une équipe de son à la hauteur de ce qu'il joue afin que le public entendent bien ses "beat un peu intello". Jouer au Piknic de jour et à l'extérieur lui convient parfaitement, surtout avec la sortie de son deuxième album il y a quelques semaines à peine, Brazivilain Volume II.

En répondant à la question de La Bronze, Toast Dawg nous apprend que c'est la même personne qui a mixé leurs disques à tous les deux mais qu'elle ne doit même pas le savoir. Sa question pour le prochain artiste: "Est-ce que tu joues à la pétanque, si oui, combien de fois par semaine ?"

Enfin, s'il pouvait lancer le prochain Piknic, il l'installerait à São Paulo, histoire d'y jouer ses airs brésiliens importés de Montréal. En attendant, et pour rester dans le monde lusophone, retrouvez le Piknic Électronik Lisboa au Portugal tous les dimanches du 26 juillet au 30 août.

Écoutez l'entrevue avec Toast Dawg ci-dessous.

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