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Eh oui, on ne le dira jamais assez, les festivals de films c'est aussi pour les enfants.

Le Chat du Rabbin et sa divine maîtresse

Et le FIFOG ne coupe pas à cette tradition puisque tous les ans, une partie de la programmation est destinée à nos chères têtes blondes. Cette année au programme 10 courts-métrages pour passer du rire aux larmes, avec en point de mire cet Orient mystérieux à découvrir.

Clou de cette édition 2013, la projection de Le Chat du Rabbin, le film de Joann Sfar et Antoine Delesvaux. Un régal pour les yeux et la tête...

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Le soleil est de retour ! Mais il n’est pas resté. Vous avez pourtant eu le temps de passer quelques journées dans des parcs, à faire semblant d’étudier, et vos soirées en terrasse, à boire des bières et autres breuvages rafraichissants. Mais peut-être que vous avez manqué de courir au Grütli pour découvrir des films hors du commun.

C’est pourquoi je tente ici de vous faire un petit résumé du FIFOG ; la programmation valait la peine de s’arracher pour quelques heures au soleil. Du 15 au 21 avril, la 8ème édition du FIFOG, ou Festival International du Film Oriental de Genève, s’est déroulée dans plusieurs bleds de Romandie. C’était une chance d’avoir accès à des œuvres qu’on n’a pas l’occasion de voir dans nos cinémas et, surtout, une chance de découvrir différentes cultures orientales, au-delà des clichés.

Le festival a présenté un autre visage de l’Orient, à travers des films de jeunes réalisateurs, mais aussi des tables rondes, des rencontres et des débats. La programmation de 2013 était centrée sur la résistance ; l’humour et la musique en étaient les porte-paroles. L’Orient dans tous ses états, du Maroc, à l’Egypte, en passant par la Tunisie, l’Iran et bien d’autres pays. Les thématiques de la vision des femmes, les migrations et l’intégration ou encore les liens entre la Suisse et l’Orient ont été abordées. Toutefois, les problèmes que vit l’Orient, comme les droits de l’homme, des démocraties en construction, les lendemains des révolutions restent des sujets centraux, à l’instar du rôle du cinéma dans ces sociétés.

Chaque année, le festival se focalise sur une région ou un pays. Cette fois-ci, le Liban était à l’honneur. Alors que la cinématographie libanaise aborde des thématiques de guerre, les dernières productions qui ont été présentées se préoccupent de nouveaux sujets de société comme l’avenir et les jeunes. Le FIFOG a montré à travers trois longs métrages et plusieurs courts cette évolution avec pour base le quotidien de la société libanaise.

Plusieurs films ont été en compétition. Trois catégories : fictions longues, fictions courtes et documentaires. Les membres qui ont composé les jurys étaient orientaux et occidentaux.

En vrac, quelques films présentés m’ont fait particulièrement envie. Chaque jour est une fête, de Dima El-Horr, raconte le voyage de trois femmes qui se transforme en quête de leur propre indépendance. Le cochon de Gaza, de Sylvain Estibal, est l’histoire d’un pêcheur qui se retrouve avec un porc sur les bras ; il essaie de le vendre malgré son statut d’animal impur. Enfin, le dernier jour du festival, Nous, les étudiants, un film égyptien de Atef Salem, raconte l’histoire de trois étudiants, du meilleur au pire. À savoir, ces films sont toujours fondamentalement engagés, même si, de prime abord, certains d’entre eux semblent être caractérisés par leur légèreté. L’humour  est un moyen efficace de faire passer un message des plus sérieux, et les réalisateurs l’ont bien compris.

Pour compléter ce panorama oriental, une exposition artistique et un débat public autour de la violence, « pour donner au festival un côté académique »sic, se sont déroulés à la Maison des arts du Grütli et à l’Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID). La majorité des projections ont eu lieu au Grütli, mais d’autres espaces ont accueilli le festival, comme le Chat noir à Carouge ou le Palais des Nations. L’événement s’est étendu à Lausanne, Versoix et jusqu’en France voisine. Allez jeter un coup d’œil sur leur le site www.fifog.com pour plus d’informations. Et pour redécouvrir l’Orient, quoi de plus original que le cinéma. Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes.

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Mais c'est pas tout ! Toujours dans le cadre du Festival International du Film Oriental de Genève, le chroniqueur répondant au nom de Yann s'est interéressé à d'autres supports !

Assassin's Creed 5

Parce qu'il n y pas que le cinéme qui fait de l'oriental, mais aussi des séries, des docus, des musiciens... et des jeux vidéos. Alors que l'Orient est à l'honneur dans plusieurs salles de cinéma de Romandie et d'ailleurs, il surgit dans notre vie de toutes parts.

Qui ne connaît pas les Mille et Une Nuits, ou bien n'a jamais vu le dessin animé Disney Aladdin ?

Ou alors, qui n'a pas essayé de frotter une vieille lampe à huile provenant du grenier de sa grand-mère en espérant, peut-être, voir sortir un génie ?

À tes dix ans, tu te prenais pour un croisé ou une sultane ? Et L'âme du vin de Baudelaire résonne étrangement à tes oreilles comme certains vers de Abu Nuwas, poète licencieux arabo-persan.

Aujourd'hui encore, tu mets ton sarouel en été, parce que ça fait un peu bobo. Mais surtout, parce que c'est confortable. Et tu peux prétendre l'avoir ramené de tes dernières vacances au Caire.

Enfin, Yann nous parle un peu des jeux vidéos, qui savent réutiliser l'engouement des gens pour tout ce qui est orientalisé... écoute voire !

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Mais la façon dont elle est racontée.. "Le repenti au FIFOG" !

L’histoire était pourtant prometteuse : Rachid, maquisard islamiste algérien, redescend des montagnes pour retrouver son village, sa famille, grâce à la loi de « pardon et de concordance nationale ». Il devient alors un « repenti » et découvre alors que l’oubli, que le pardon n’est pas évident : il est chassé de son village, et part vivre à Alger. Son passé le rattrape alors, et des liens s’unissent entre lui, un comissaire de police, un pharmacien et son épouse.

Pour bien comprendre cette histoire il faut, je crois, bien en comprendre le contexte, car Merzak Allouache réalise ici un film engagé politiquement, mais sans morale. En décembre 1991, le gouvernement algérien décide d’annuler le deuxième tour des élections législatives, alors qu’ils anticipaient une victoire du Front Islamique du Salut. Ils interdisent donc le parti, arrêtent des milliers de membres, poussant à la création de divers groupes de guerilla islamistes. Suit alors une guerre civile appelée « décennie noire ». En 1999, le président Abdelaziz Bouteflika est élu, et promet de mettre fin à la violence de la guerre civile. Il met donc en place la loi de « concordance nationale » qui amnistie les individus « qui avaient été impliqués dans les réseaux de soutien aux groupes armés et autres destructions de biens et d’équipements », et permet donc aux maquisards qui rendent leurs armes et qui promettent de n’avoir jamais tué d’être réinsérés dans la société.

L’histoire est forte, lourde, et à la lecture du synopsis, elle avait tout pour me plaire : du politique, de la mémoire civile, de la reconstruction nationale, de l’oubli, du deuil, des mensonges, des manipulations,... Mais dans la petite salle Langlois du Grütli, je n’ai rien compris. Tout ce que j’ai ressenti c’était de l’ennui, – un voisin a même émis un ronflement – les ellipses forment une attente, mais pas haletante, l’opacité crée une incompréhension trop longue qui débouche sur une fin trop abrupte, le rythme est lent, les scènes sont trop longues quand il ne se passe rien et trop courtes lorsque l’on pourrait comprendre quelque chose. Le contexte de l’histoire n’est selon moi qu’effleuré : le film parle de choses importantes et intéressantes, mais il en parle mal

Je n’ai trouvé le film ni beau, ni émouvant, les images et l’histoire avaient un sens, mais il ne transmet rien de plus grand que ce qu’il montre, et rien ne traverse l’écran.

Ce film m’a encore prouvé que pour moi, ce n’est pas l’histoire qui compte, mais la façon dont elle m’est racontée.

Et pour en donner encore plus, la bande annonce du "Repenti".

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Le Festival Oriental de Genève a clos sa huitième édition dimanche 21 avril ! Mais nous avons été présents... et avons récolté une actualité exotique pour l'événement.

Mais pourquoi un Festival Oriental? Anne est allée à la rencontre du directeur artistique, Tahar Houchi... écoutons ce qu'il a à nous dire.

Rendez-vous sur le dossier spécial FIFOG 2013 !

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