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Grand début pour Mohamed Nadif, qui passe de comédien à réalisateur avec ce premier long-métrage, Andalousie mon amour. Il aborde avec originalité et humour un sujet visant tout public, l'immigration clandestine.

Il met en scène, deux jeunes étudiants de Casablanca qui ont pour boussole rien d'autre que leurs rêves. Ils partent au large en espérant rejoindre l'Espagne et soudain, leurs destins prennent des chemins différents…

L'un se retrouve sur la côté du village et tombe éperdument amoureux d'une jeune femme travaillant pour l'état. L'autre, échoue sur une plage en Andalouse et travaille avec d'autres clandestins, pour un trafiquant de drogue.

On remarque l'humour et l'auto-dérision avec laquelle Mohamed Nadif a su nous plonger dans ce récit passionnant. D'ailleurs, lui-même incarne le rôle du professeur d'école, qui trafic de la drogue, s'embarque pour l'Espagne puis finit en prison.

Le film a été récompensé au Festival d'Orant du film, comme la meilleures réalisation la plus prometteuse. Un bon début pour le réalisateur, que on l'espère, revoir bientôt sur les écrans.

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Ci-après, une rapide présentation de «Goodbye Babylon», un documentaire-fiction du réalisateur franco-irakien Amer Alwan.

Amar Alwan est né en Irak à 100km au sud de Bagdad dans la province de Babylon, la région qui abrite les ruines de la célèbre ville antique de Mésopotamie. C'est dans sa région natale qu'il a tourné une bonne partie de Goodbye Babylon, qui constitue son deuxième long-métrage. Il a situé son film dans l'ère de l'après Saddam Hussein, une époque marquée par la présence de l'armée américaine et la mise sur pied progressive d'un gouvernement irakien.

Dès le début du film, on suit le parcours d'un soldat américain, le sergent O'Farrell, envoyé pour trois ans à Babylone et persuadé qu'il est en Irak pour de bonnes raisons: participer à la libération du pays, à sa reconstruction... Sur place, il finit par se lier d'amitié avec son interprète irakien, et au fil du temps va découvrir peu à peu la réalité de la guerre en Irak et les fausses raisons qui ont mené à l'ouverture du conflit. 

Le film est un mélange de fiction est de réalité, puisque le sergent américain Frank O'Farrell y joue son propre rôle, à la fois dans des scènes documentaires où il raconte son parcours et à la fois dans des scènes de fiction. Le réalisateur a aussi incorporé à son film des images d'archives qui datent de l'occupation en Irak, et notamment des scènes où on voit des maisons d'habitation fouillées par l'armée, ou encore des manifestations de protestation contre la présence américaine. 

La grande originalité du film provient du fait que le réalisateur raconte la vie du sergent O'Farrell non seulement sur place mais aussi à son retour aux Etats-Unis, dans sa ville natale et jusqu'à l'intérieur de sa maison. Ce retour au pays est pour le soldat l'occasion d'une introspection, d'une période de doutes pendant laquelle il va chercher à reprendre contact avec son ami irakien, finalement le seul signe tangible, concret de sa mission de rencontre avec le peuple irakien.

Parmi les scènes marquantes du film, j'en ai retenu deux, notamment une première au début du film, lorsqu'on voit une division de l'armée américaine établir un camp militaire sur les ruines de la cité de Babylone. C'est l'occasion d'un plan saisissant où on voit de jeunes recrues d'à peine vingt ans se promener sur les ruines de la cité antique en écoutant d'un air à moitié intéressé leur supérieur leur raconter l'histoire de la mégapole babylonienne, sa chute et sa destruction... On a l'impression d'une rencontre totalement improbable et impossible entre les restes presque fumants d'une civilisation millénaire et le nouvel occupant qui semble là un peu par hasard. Je trouve que ça illustre bien la difficile rencontre entre un peuple et une armée d'occupation, tellement les différences sont grandes, que ce soit en terme de mission, de vie quotidienne, de culture...

Autres scènes fortes du films, celles pendant lesquelles le sergent O'Farell, alors rentré chez lui dans sa maison aux États-Unis, voit en rêve plusieurs nuits de suite son interprète et ami irakien, devenu chauffeur de taxi, se faire assassiner dans la rue. Ces scènes, qui surviennent toujours pendant le sommeil du soldat, illustrent bien à mon sens l'impuissance dans laquelle il se trouve après être rentré en sécurité dans son pays, au terme d'une mission prétexte, décevante, qui n'a pas répondu à ses attentes, qui le laisse inquiet et insatisfait.

Feed-back festival:

Ambiance sympathique, public confidentiel de connaisseurs. J'ai particulièrement apprécié la disponibilité des cinéastes présents, notamment Amer Alwan qui a eu la gentillesse de répondre à une interview pendant près d'une demi-heure. 

Vincent Cherpilloz

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Chers curieux,

De mon côté, j’ai été voir une séance qui était classée sous les documentaires du festival avec beaucoup d’espoirs de pouvoir apprendre de nouvelles choses sur les questions de la révolution dans les pays du Moyen-Orient.

En fait, le film était classé sous le nom d’ « Islam in a midst of relvolution » par Aiman Al-Mekhlafi (tourné en 2011). Le mini documentaire devait parler du Yémen avec des discussions d’activistes sur le rôle de la foi dans la révolution.

Ça avait vraiment l’air passionnant !

Et en fait, il s’est révélé que la séance était une multitude de cours métrages qui s’enchainaient les uns après les autres sur des thèmes assez divers.

Le premier court-métrage intitulé « Yasmine et la Révolution » était, selon moi, le seul film de toute la série qui valait la peine d’être vu. C’était l’histoire d’un couple: une tunisienne et un franco-algérien. Elle voulait participer à la révolution de son pays en s’insérant dans les manifestations alors que le modèle de société patriarcal souhaitait l’en empêcher. Autant son copain que son père répétaient « mais tu es une femme, tu n’iras pas manifester », autant, elle, a décidé de partir dans les rues avec son frère. Les images étaient touchantes, la fin du court-métrage nous montre que son copain, avec qui elle s’était froissée pour cette question de participation, vient la rejoindre dans la foule.

En fait, je m’attendais à ce que les autres films soient dans le même genre….mais en fait non.

Il y a eu des sortes d’animations avec des poèmes ou des dictons traduits de l’arabe. Peut-être était-ce bien!?  Mais n’ayant pas de connaissance de la culture égyptienne, il m’était dur de comprendre. Il y a eu des sortes de comédies musicales, filmées il y a bien des années. Enfin, il y avait encore une autre histoire d’un  jeune couple souhaitant se marier où, ben…certains dialogues n’avaient pas été traduits de l’arabe…dur dur.

Pour terminer, la séance a diffusé un court-métrage de 30 minutes intitulé « Hotel Canada ». Ouais, bon… au moins, j’ai compris ce qui s’y passait mais rien de passionnant. C’était différentes personnes immigrées du Moyen orient, que ce soit de Syrie du Liban ou de la Jordanie, qui racontaient ô combien c’était bien d’être canadien. Une dame se livrait en s’exclamant que c’était étonnant que son pays ne lui ait jamais laissé l’opportunité de voter alors que son pays d’accueil lui demandait son avis. Elle relevait également le respect entre homme et femme et le droit qui lui semblait plus juste au sein du territoire ainsi que la chance d’avoir une totale liberté d’expression.

Puis, en regardant un peu les gens autours de moi, j’ai assez rapidement remarqué que des spectateurs avaient pris le temps de redécouvrir la magie de facebook et que d’autres (faute d’avoir Internet peut-être) avaient simplement décidé de quitter la salle en cours de séance.

Donc, j’avoue que j’ai été déçue, parce que je me réjouissais de voir des images impressionnantes de mouvements de foule et de réelles interviews de personnes qui s’étaient mobilisées pour leurs libertés et leurs droits dans les rues.

T’en pis, ce sera sûrement pour une prochaine séance ! J’ai dû me tromper de salle cette fois-ci

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Cette deuxième émission consacrée au FIFOG relate les aventures cinématographique de l'équipe genevoise. Le chroniques suivent de ce pas!

Une semaine s'était déjà écoulée pour le festival, l'attachée de presse Juliette m'avait communiqué que tout se déroulais sans embuche grave. L'équipe a pu mener des interviews, faire des chroniques et explorer les nouveautés d'un festival bien loin des super productions américaines. Ravis ou déçus, tous nos chroniqueurs sont ressortis de la salle de cinéma en ayant appris quelque chose sur un monde qu'ils ne maîtrisaient pas.


Expérience enrichissante et complètement "exciting"  que Fréquence Banane se réjoui de renouveler l'année prochaine!

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Le 28 avril, l'équipe de Genève fait son cinéma a eu l'honneur d'interviewer en avant première le directeur artistique ainsi que les attachées de presse du Festival!

Fréquence Banane tient tout d'abord à remercier le Festival International du Film Oriental de Genève pour nous avoir donné
l'opportunité de suivre les diffusions. L'équipe a pris beaucoup de plaisir à travailler sur ce projet de deux semaines et les émissions se sont très bien déroulée.


Nous avons eu l'occasion d'avoir un intervew avec le Directeur Artistique du FIFOG, Monsieur Tahar Houchi qui a eu la générosité
d'offrir deux invitations pour le festival. De plus, les communiqués de presse ayant mené un travail sérieux durant tous ces mois de préparation sont venues s'exprimer dans la bulle de Fréquence Banane Genève.


Tout le monde est reparti curieux de découvrir le festival qui allait commencer quelques jours plus tard.

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En effet, dès la semaine prochaine, l'émission cinématographique du jeudi 26 avril, de 21h00 à 22h00, accueillera en direct un invité du FIFOG qui nous dévoilera les secrets de cette programmation riche et variée, consacrée à l'Occident oriental, le Maghreb ! A l'occasion du festival, une miriad... lire la suite...