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Macka B & the Roots Ragga Band ont fait vibrer la scène Azimuts de 23h à minuit avec leur reggae engagé.
 Macka B en concert à Balélec 2013, photo par Delphine Gasche

Lors de sa tournée européenne, Macka B, l’un des DJs reggae les plus influents au monde, a décidé de passer par Balélec pour partager avec les festivaliers les « good vibes » de son puissant reggae.

Avant même que le concert ne débute, le public se masse devant la scène. Aux premières loges, on retrouve quelques rastafaris vêtus de tuniques et de pantalons en toile, dont les dreadlocks rivalisent en longueur. Cependant ces derniers ne forment en aucun cas la majorité des spectateurs. Macka B semble en effet attirer un public aussi varié qu’enthousiaste.

Après une chanson d’introduction offerte par le Roots Ragga Band, Macka B arrive sur scène au milieu des acclamations de la foule. Dès les premières notes, les spectateurs sont saisis d’un irrépressible besoin de sautiller sur place ou de se dandiner de droite à gauche dans une espèce de transe. Le courant passe immédiatement entre le DJ Jamaïcain et son public Suisse, avec lequel il interagit régulièrement. Macka B parle beaucoup de ses habitudes de rasta man et prend le temps d’expliquer ses chansons, dont certaines sont politiquement ou socialement très engagées. Le chanteur originaire Wolverhampton en Angleterre laisse aussi les festivaliers chanter avec lui et finir la fin de ses phrases. Sur scène Macka B impressionne tout particulièrement par son énergie : il saute et court dans tous les sens et engage son public à faire de même. Les spectateurs s’exécutent alors avec un plaisir non dissimulé.

Plus le concert avance, plus la foule est compacte et moins il est aisé de se déplacer. Mais qu’importe ! Les festivaliers sont fascinés par Macka B, qui les emmène, le temps d’un concert, très loin de leurs petits soucis quotidiens jusqu’aux débuts du reggae.

Peu après son concert, Macka B a accepté de répondre aux questions des journalistes de Fréquence Banane dans sa loge. Nous sommes revenus sur certains moments clés de sa vie et de son parcours musical, tels que ses débuts en tant que DJ reggae, ses rencontres avec de grands artistes qu’il admire et dont il est admiré, son premier voyage en Jamaïque, sa foi rastafari qui a une place très importante dans sa musique, ou encore ses inspirations et l’écriture de ses textes. Retrouvez toutes ses réponses dans les podcasts ci-dessous.

Si vous ne connaissez pas encore cet incroyable artiste, je vous propose de regarder le clip officiel de Wha Me Eat dont nous avons parlé dans l’interview.

 

 

Macka B : 4/6 Rastafari (Taille: 9.35MB)
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Au milieu de la soirée, la scène Squatt a accueilli un groupe un peu particulier, à savoir les Street Lemon, dont le style est un savant mélange de jazz, de blues, de swing et de rock.
Photo du groupe (page facebook des Street Lemon)

Les Street Lemon c’est un groupe de cinq frères et sœur originaires de Morges. Il y a Chris à l’harmonica, au banjo et à la mandoline, Robin à la guitare, Daniel, aussi surnommé « Double Dan », à la contrebasse, Lionel à la batterie et Aline, la seule femme de l’équipe, aux percussions et aux chants. Ce quintet inhabituel a pour principe de jouer sa musique festive partout où l’on veut bien l’entendre, que ce soit dans la rue, dans les pubs ou encore dans les caves à Jazz. Vendredi c’est au festival Balélec qu’ils se sont produits.

Le groupe a commencé son concert tout en douceur devant un public quelque peu médusé par la forme de ces instruments : un téléphone en guise d’harmonica, une mandoline créée à partir d’une boîte de biscuits et une radio d’avant-guerre servant d’ampli de guitare, pour n’en citer que trois. Puis les frères et la sœur Lemon augmentent le rythme et reprennent quelques chansons cultes, comme The House of the Rising Sun ou Can’t Buy Me Love. Le public répond instantanément : il se met à danser et à fredonner les airs reconnus. A la fin du concert les spectateurs sont plus que conquis et crient au rappel jusqu’à ce que les artistes remontent sur scène. Les Street Lemon ont donc réussi leur pari de faire revivre les musiques des années 1920’s à 1940’s.

Quelques jours avant le festival, trois membres du groupe étaient passés aux studios de Fréquence Banane lors de l’émission « Banana Sound Experience ». Ils y ont racontés leur histoire familiale et la création de leur groupe, avant de revenir sur leurs premiers concerts dans la rue. Ayant pris certains de leurs instruments avec eux, ils en ont profité pour faire une ou deux improvisations. Retrouvez leur interview dans les podcasts ci-dessous.

 

1/5 Histoires familiales (Taille: 13.62MB)
2/5 Rencontre du groupe (Taille: 12.34MB)
3/5 Jouer dans la rue (Taille: 7.23MB)
4/5 L'instrument de Chris (Taille: 6.62MB)
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Vendredi soir, c’est le trio Genevois Stevans qui a ouvert le bal sur la Grande Scène du Festival Balélec.
Stevans sur la grande scène de Balélec. Photo par Delphine Gasche

Ce n’est qu’une demi-heure après l’ouverture complète du site, que Stevans a commencé son concert. Cependant le public a répondu présent et a rempli l’esplanade s’étendant devant la Grande Scène dès les premiers accords du trio.

Sur scène Yvan Franel est à l’aise. Il occupe pleinement l’espace à disposition en allant d’un bout à l’autre de la scène, ne s’arrêtant qu’à quelques centimètres du rebord. Il saute et provoque même les caméras, auxquelles il fait des grimaces et un doigt d’honneur. Le chanteur du groupe profite aussi de son micro pour saluer la foule – en Français, en Anglais, et même en Allemand ! – ainsi que pour faire quelques blagues. Il souhaite, par exemple, la bienvenue aux festivaliers dans cette belle ville qu’est Zürich, provoquant ainsi les huées des spectateurs.

Devant lui, Yvan Franel a un public très réactif qui scande les paroles de ses chansons ou répète après lui quelques mots. De plus les spectateurs sautillent, se trémoussent et forment des cercles de danse. Certains, ou certaines oserai-je dire, font même des petits cœurs avec leurs mains. Quoiqu’il en soit tout le monde profite des mélodies entraînantes de ce trio de power pop et sort ravi de ce concert.

Retrouvez le vidéoclip du dernier single du groupe, Glamorous Night. Ce dernier a été réalisé dans le cadre de la série So Sorry, dans laquelle Yvan Franel joue le rôle de Mischa, le personnage qui, je cite, « finit toujours dans une baignoire ».

 

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Dans quelques jours aura lieu la 33ème édition du plus grand festival estudiantin d’Europe. Un événement à ne rater sous aucun prétexte !
L'affiche de l'édition 2013 (source: www.balelec.ch)

Durant la nuit du 3 au 4 mai 2013, l’EPFL accueillera plus d’une dizaine de milliers de festivaliers venus des quatre coins de la Suisse. L’événement affiche d’ores et déjà sold out et ce n’est pas étonnant quand on voit le programme aussi ébouriffant qu’éclectique que les organisateurs nous ont concocté !

Sur la Grande Scène se produiront les Stevans, un trio de power pop Genevois. Ils seront ensuite suivis par le jeune producteur Belge de drum’n’bass Netsky, le quatuor Suédois Millencolin connu pour son punk rock déjanté et par The Qemists, un groupe oscillant entre rock, électro et drum’n’bass. La Scène Azimuts proposera des styles aussi opposés que le métalcore et deathcore du groupe Marseillais ETHS, le natural transe de Hilight Tribe et le reggae pacifique de Macka B & the Roots Ragga Band. Sur la Scène Sat joueront plusieurs duos : celui des DJs Anglais de Koan Sound et celui de Soul Acoustic Inspiration, influencé par la soul, le blues et le reggae. Le groupe Mumbai Queen, mêlant musique traditionnelle Indienne et sons modernes, ainsi que The Scrapyards et leur blues entremêlé de quelques accords rock, animeront eux-aussi la scène du fameux bar de l’EPFL. La Scène Squatt accueillera, quant à elle, l’univers rétro des Street Lemon, le groupe de hardrock Operation Blockhead, le trio acoustique de Hazelnut, le groupe de vulgar métal Bagheera et Néon Rouge, un quatuor composé de pionniers du « plastic rock ».

En plus des concerts offerts sur ces quatre scènes, les festivaliers pourront profiter des talents de nombreux artistes dans les différents clubs, à savoir la Soundgate, la Coupole, le Beat et le Floor Disco, d’où émettra Fréquence Banane. Pour connaitre les horaires de passage des différents groupes, je vous renvoie au programme détaillé de l’événement.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur le festival en lui-même, je vous propose aussi d’écouter l’interview de quatre des organisateurs – Sandrine et Maxence, responsables presse, Cyril, programmateur de la Coupole, et Bastien, vice-président et responsable logistique – réalisée dans les studios de Fréquence Banane pendant de la Mensuelle de la Rédac. Lors de cet entretien, les organisateurs ont tout particulièrement insisté sur le fait qu’il fallait arriver tôt pour éviter les pics d’affluence, ainsi que pour pouvoir obtenir l’un des 1500 derniers sésames, qui seront en vente sur place dès 18h30.

Pour ceux d’entre vous qui seraient encore quelque peu réticents, regardez donc la vidéo de dévoilement de la programmation.

 

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