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Samedi 11 Juillet, il est à peine 16 heures. Je rentre tôt. Dès ce soir, minuit, le NIFFF sera clôt.

Impossible d'arrêter une machine en marche?

Deux dernières projections, pour la forme :

International Shorts et Robot Overlords

Le NIFFF s’essouffle et les adieux proches.

Des courts du monde et un long, long, très long, trop long.

Les courts partent de tous les côtés alors que le long nous mène dans l’impasse.

Robot Overlords : parfait pour les ados (et encore !), les moins jeunes qui se veulent jeunes se sentent encore moins jeunes. Dur et un besoin insatiable pour plus de robots !

International Shorts : Vers l’infini et l’au-delà; des histoires à ne plus savoir ce qui était et ce qui sera. Si les longs sont de la prose les courts sont de la poésie.

Difficile de s’imaginer que la fin approche…

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POUPÉE est un vaste autoportrait composé de courts-métrages et de tableaux photographiques. Bien qu’autonome en soi, cet autoportrait intégrera des performances artistiques live lors du vernissage de l’exposition jeudi 19 mars 2015 à 18h à l'Arsenal Montréal (2020 rue William).

Zoé Duchesne, mannequin montréalaise ayant commencé sa carrière très tôt, à l'âge de 18 ans, présentera une exposition à l'Arsenal Montréal du 19 mars au 19 avril 2015. Le titre de l'exposition: POUPÉE. Un personnage à la fois cru et émouvant qui illustre de manière poétique son vécu émotionnel et psychologique. 

Dans une esthétique qui emprunte à la fois au cinéma muet, au théâtre grotesque et aux arts visuels, la série d’œuvres présente de manière symbolique les crises existentielles de l’humain et son inévitable perte d'innocence. Regroupés, ces films et ces photographies forment une exposition percutante faisant écho à divers phénomènes de notre société de consommation, comme le règne de l’image, le culte du corps et l’hypersexualisation. De manière intime, drôle et touchante, Zoé Duchesne explore les angoisses créées par ces phénomènes et raconte par le fait même sa propre renaissance.

Écoutez l'entrevue en deux parties de Zoé Duchesne spécialement pour Fréquence Banane.

 

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Fréquence Banane a rencontré début novembre DirtyMadSound et OXSA, un duo genevois qui fait de la musique électronique et qui était de passage à Montréal. Rencontre-détente autour d’un café pour parler musique, technique et électronique.

© https://www.facebook.com/DIRTYMAD

La musique dans la peau

DirtyMadSound, qui se définit comme un jeune hyperactif du mix reconvertit dans la production, a commencé par la batterie avant de se diriger vers la musique électronique. Depuis plusieurs années, le DJ et son éternel short rouge déchainent les foules grâce à des sets électrisants alliant techno, metal, dubstep en passant par la drum’n bass et la minimal. Du lourd, du gras, du sale, en deux mots, de la Bass music.

OXSA a commencé par le piano et a évolué dans des styles hétéroclites : classique, jazz, funk et musique électronique. Très habile derrière les platines, OXSA ne manque jamais de saupoudrer un de ses live d’un zeste de scratch. Compositeur talentueux, possédant un bagage technique et musical bien rempli, OXSA a déjà sortit quatre albums. Il a également créé le Oxsa Live Act, un groupe de Drum’n Bass rassemblant une dizaine de musiciens sur scène.

Une collaboration fructueuse

Les deux DJs ont commencé à collaborer il y a trois ans. Ils se disent complémentaires au niveau musical comme au quotidien. DirtyMadSound est l’agitateur du duo, le chauffeur de salle. Son seul mot d’ordre : efficacité. A ses côtés, OXSA, est l’âme créatrice du duo. Avec sa formation de pianiste il est plus dans la composition et moins dans le « boom boom ». Leur rencontre leur a permis de progresser et de construire un projet commun en combinant leurs compétences respectives. Aujourd’hui, DirtyMadSound s’est mis à la production avec les conseils avisés d’OXSA qui continue à composer en s’inspirant de l’efficacité contagieuse de son « Bro ». Alliant expérience et fraîcheur, qualité et technique. Le duo genevois renouvelle le genre électronique en jonglant avec les beats et en mélangeant les sonorités. Ce n’est pas le tempo qui donne le ton mais la créativité.

Affaire à suivre (de très près)

Avis aux amateurs de grosses basses mais également aux puristes, DirtyMadSound & OXSA rentrent en Suisse début novembre après un séjour montréalais où ils ont inauguré une collaboration avec la maison de disques Trash Family. On les retrouvera bientôt dans la région lémanique et sur tout le continent européen avec des projets à Berlin, Grenoble et même peut-être en Valais. Lorsqu’on leur demande si un projet d’album est au programme, les deux compères répondent sans hésiter par l’affirmative. La date n’est pas encore arrêtée mais ils ont des fourmis dans les doigts et une grosse dose de motivation.

Vous pouvez retrouver DirtyMadSound et OXSA en podcast ci-dessous. Pour éviter toute confusion DirtyMadSound s’appelle également Youri, comme l’auteur de l’article.

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Rencontre avec Whatisadam aka WIA artiste de rue basé à Montréal et qui s’inspire de la culture canadienne pour réaliser ses œuvres.

© Marion Malique

Dès l’adolescence, Whatisadam s’est lancé dans l’univers du graffiti avant de s’intéresser à la méthode du pochoir. Pour lui, la scène du Street Art montréalaise s’est surtout développée ces trois dernières années grâce au Festival Mural et à des galeries locales.

WIA recycle les mêmes images pour lesquelles il s’inspire de Montréal et de la culture canadienne. Dans le cadre de l’exposition CURRENT à l’Arsenal, Whatisadam a cherché à reproduire ce qu’il fait dans la rue c’est-à-dire des œuvres rapides avec des objets trouvés par-ci par-là. Il raconte une anecdote lorsqu’il est resté peindre un soir après la fermeture de la galerie et que des agents de sécurité veillaient sur les artistes: « I’m not used to cops watching me work and being okay with it, that was a bit stressful. »

Son conseil pour des jeunes artistes émergents: « Don’t get caught! » Mais aussi de jouer avec leur environnement. Ce qu’il trouve important c’est d’utiliser aussi bien les murs, les objets, ce que tu as en face de toi que l’image que tu cherches à produire.

Enfin, son seul regret concernant sa semaine à l’Arsenal c’est de ne pas avoir apporté son skateboard pour rider avec Labrona dans le deck de déchargement de la galerie.

Retrouvez l’intégralité de l’entrevue avec Whatisadam en anglais.

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Rencontre avec Kevin Ledo, un des membres du collectif EN MASSE, présent lors de l’exposition de Street Art à l’Arsenal.

© Marion Malique

Kevin Ledo réalise des murales depuis environ deux ans et demi tout en maintenant son activité première, celle de peintre. Il trouve que l’espace à l’Arsenal est sidérant. C’est, selon lui, l’endroit idéal pour représenter le Street Art dans toute sa diversité.

Lorsqu’il réalise une murale, Kevin part toujours d’une photo. Parfois il organise un photo shoot pour peindre ses propres photos. C’est ce qu’il a fait dans le cadre de l’exposition CURRENT. Kevin a photographié sa grand-mère ainsi que deux de ses amis avant de peindre le portrait de chacun sur d’immenses murales.

Ce qu’il retiendra de son passage à l’Arsenal c’est l’entente entre les différents artistes de l’exposition et le fait de pouvoir voir comment chacun travaille. Il fût sûrement l’un des plus assidus, travaillant parfois plus de 12h par jour.

Durant la semaine, Kevin a eu l’occasion de rencontrer plusieurs personnes qui connaissaient déjà son travail, notamment grâce à son œuvre sur Saint-Laurent dans le cadre du Festival Mural. Même s’il a peint devant des passants pendant plusieurs années avec le collectif EN MASSE, Kevin souligne que c’est toujours gratifiant de rencontrer des gens qui aime ce que tu fais.

Ecoutez l’interview en français avec Kevin Ledo.

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