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S’NIFFF, c’est FFFINI…

C'est la FFFIN ?

Petit bilan :

Des films bons et moins bons mais surtout des découvertes.

Des salles bouillantes où festivaliers et invités mettent le feu.

Des sujets cinglants et des univers déroutants.

Des heures de projection et des minutes entre chacune d’elles

Intense explosion des sens au bord de la démence

Et si… l’année prochaine vous aussi vous y participez ?

*Je compte sur vous :)

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Samedi 11 Juillet, il est à peine 16 heures. Je rentre tôt. Dès ce soir, minuit, le NIFFF sera clôt.

Impossible d'arrêter une machine en marche?

Deux dernières projections, pour la forme :

International Shorts et Robot Overlords

Le NIFFF s’essouffle et les adieux proches.

Des courts du monde et un long, long, très long, trop long.

Les courts partent de tous les côtés alors que le long nous mène dans l’impasse.

Robot Overlords : parfait pour les ados (et encore !), les moins jeunes qui se veulent jeunes se sentent encore moins jeunes. Dur et un besoin insatiable pour plus de robots !

International Shorts : Vers l’infini et l’au-delà; des histoires à ne plus savoir ce qui était et ce qui sera. Si les longs sont de la prose les courts sont de la poésie.

Difficile de s’imaginer que la fin approche…

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Men&Chicken, Tale of Tales et Swiss Shorts

Il était des fois...

Avant dernier jour du festival et encore de sublimes films à l’affiche! La fatigue se fait sentir auprès des festivaliers, les heures de projection sont dures à tenir mais heureusement la qualité est au rendez-vous. Alors que le NIFFF bat son plein, on apprend, des réalisateurs de courts, que l’industrie est au plus mal. Les idées, l’énergie et l’enthousiasme sont là, mais la distribution manque à l’appel.

Le film fantastique, un drame en tout genre. Si cela ne dépendait que des salles, les démons seraient étouffés dans l’œuf, les communications aliens hackées, les robots des produits ménagers, la psyché humaine une boite à cartoons, les morts, morts, les virus réduits à de simples grippes et le monde aussi ennuyant qu’il en a l’air.

Pas de place pour ces films!? Mensonge, tous en ont au moins une dans leur cœur- Gremlins, E.T., Star Trek… Maudite industrie qui pervertie le rêves et les idéaux ! Car, de la place il y en a pour du populaire, pour de l’accessible, pour des trames sensées et des intrigues normées!

Alors que les films fantastiques nous annoncent l’avenir, exacerbent nos peurs et nos vices, frisent et ondulent le long de la fragile frontière de l’indicible, explorent les impossibles ; Alors que le fantastique se démontre être un féroce outil politique, adepte de l’anarchie, les portes, elles, se ferment.

Plus de place pour l’extraordinaire, maintenant on ne veut plus que de l’EXTRA-ordinaire, du quotidien magnifié, de la routine améliorée, de la merde parfumée.

Nombre des films vus au NIFFF ne seront sûrement jamais projetés dans les salles. Seul moyen de les voir, le festival! Terrible et affreuse réalité. Sûrement est-ce pour cela que nous nous enivrons tant du NIFFF, que nous devenons d’infâmes gloutons, boulimiques et affamés, désespérés et déraisonnables. Sans nous, le film n’a pas d’avenir mais avec nous, il n’en a pas non plus. Notre streaming génération se gave et vomi sans relâche, ignorant l’œuvre et n’appréciant que le produit.

Le monde du film est très proche de l’industrie, sûrement est-ce cela qui le perd. Le cadre est industriel et ses acteurs produits. D’ailleurs, au NIFFF, les placements de produits sont quasi-inexistants. Nous ne sommes pas considérés comme des consommateurs mais plutôt comme des amateurs. Amateurs d’histoires et d’audace, fins gourmets de bandes sonores et d’agencements filmiques. La critique est de mise, tout au long du festival, la seule usine est notre petit cerveau qui lutte contre ses préjugés et délie les impressions. De temps en temps, tout de fois, l’industrie lourde débarque sur la toile, de gros budget, de gros effets, de gros acteurs et de gros gros gros billets verts. Si cela sont sûrs d’être distribués, les festivaliers, eux, ne sont pas dupes. L’argent permet l’exceptionnel et non le talent!

Aujourd’hui donc, Men&Chicken, Tale of Tales et Swiss Shorts

Men&Chicken : sale, méchant et bête, une comédie nordique indécente et gonflée de désirs inassouvis. L’homme est-il venu avant ou après la poule ?

Tale of Tales: Les Frères Grimm ont de quoi être jaloux. L’acre douceur qui se dégage de ce conte pour adulte pince et dorlote celui qui s’y attarde. Grosse production mais Gros succès.

Swiss Shorts : un avenir incertain pour le cinéma fantastique en suisse et ailleurs, mais un univers fantastique riche et dépaysant. Dommage, certains ne visent que des longs métrages et cela se ressent.

Demain, dernier jour. Tristesse et désolation, comment envisager la vie sans le NIFFF, puisse la fin du monde se hâter !

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L'aventure continue et toujours plus de films à voir, de choses à découvrir!

Des festivaliers en cage

Ava’s Possession, New World of Fantasies, Caged Heat, Polder

Pour l’instant, j’ai étais présente quatre jours sur sept et j’ai vécu 11 projections.

Le NIFFF est intense voire destructeur. Difficile de retrouver la réalité, de retomber sur ses pattes. Lessivée, vidée, abusée… Le festival s’ingère dans ta vie, il te grignote, te bouffe de l’intérieur, suce tes tripes, broie tes os, attaque ton cerveau…

Hors des salles, le soleil te démange.

Hors des salles, les gens te dérangent.

Hors des salles, la ville est étrange.

Hors des salles, tu manges pour vite t’en retourner au plus profond des salles.

Tu es hors de tout et tout est hors de toi ! Je te le dis, ils ont tout prit! ils te possèdent, ils t’ont, tu leur appartiens. Enfermée dans ce monde rempli de mondes, rempli de mondes qui sont eux même remplis de mondes et de monde. Bienvenus au NIFFF, bienvenus dans ce qui a été ma journée !

Ava’s Possession : jeune anorexique tout récemment exorcisée qui doit purger la peine de ses crimes et offenses démoniaques via une association d’exorcisés anonymes. Supposé drôle, le démon n’aurait jamais dû quitter ce corps qui s’en retrouve fade et sans énergie !

New World of Fantasies : rencontre avec Kuenzy et Reutimann- deux hommes de génie dont 45 minutes d’interview insultent. La projection de leur nouveau film « Tim et Léon » ne précédant pas la conférence, peu d’intérêt, peu de questions mais beaucoup d’interrogations.

Cages Heat: glorieuses années 80 où les fantasmes étaient rois et les lois bafouées. À voir et à revoir. Très belles femmes. Mort aux vaches.

Der Polder : Suisse, Chine et Japon. Un univers, des exigences et des influences. Lorsque la réalité se heurte au monde numérique le cinéma franchit le 4e mur et bien plus encore…

Demain sera un autre jour.

Serons-nous demain ?

Sommes-nous aujourd’hui ?

Sommes-nous ?

Qui es-tu ?

Que fais-tu là ?

Arrête de me lire !

Arrête te dis-je !

Non mais oh !

Ca suffit !

C’est pas possible !

ARRÊTE !

Non mais ! ARRÊTE !

Bon tu l’auras voulu…

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Nous sommes le 7 juillet et j’ai assisté à la projection de Lovemilla, Scherzo Diabolico et The Kingdom of Dreams and Madness.

Trois petits bijoux, des perles brutes, de l’or graveleuse, des diamants noirs, des gemmes maudites, de l’argent fondu, des rubis sanglants et des saphirs grinçants…

Le NIFFF nous a laissé entrapercevoir les trésors du genre.

Une science-fiction renversante.

Un thriller étouffant.

Un documentaire émouvant.

Des petits bijoux noirs, des trésors des ténèbres!

Avec Lovemilla les codes de la science-fiction explosent. Son cœur amer est enrobé d’une épaisse pellicule métallique et de subtils doigts viennent se glissaient par derrière. Une comédie décontractée où le rire est aisé et la déception communiquée avec justesse.

L’école du thriller est mise à l’honneur avec Bogliano. Le Mexique se révèle être et avoir l’atmosphère la plus adéquate pour décupler les vices du genre.

Le documentaire, lui, nous plonge dans l’univers mystérieux et adoré des studios Ghibli ! Voir les personnages prendre vie et déceler les inspirations et les incarnations du genre est à croquer. Gare aux sentimentaux ou accros, personne ne ressort indemne de ces studios.

Bilan : Films à la carte, trio de trésor, en chasse !

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