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Le vétéran déprimé donne un concert mérveilleux

NIN logo

Après Nick Cave and The Bad Seeds, la tension monte – tout le monde attende le concert de Nine Inch Nails avec l’impatience. L’espace tout autour de la scène est complètement plein, et une fois la place trouvée, plus question de bouger. Le seul membre de NIN, Trent Reznor (des autres musiciens le joignent seulement pour des concerts), cherche l’inspiration dans l’angoisse des ado, et selon le nombre des gens attirés par son style, il a trouvé là une source inépuisable. C’est évident que tout ces milliers des gens venus pour le voir sont des fans.

Des phares éblouissants s’allument, et le concert commence. La foule est dans le délire. Trent rougit dans le micro, et les trois autres musiciens sur la scène arrivent merveilleusement à transférer ses créations électro dans un contexte live. La boue n’empêche pas des gens de sauter, et ceux dans leurs quarantaines sont aussi enthousiastes que des ados.

Il pleut, et Trent blague que c’est une obligation contractuelles pour touts ses concerts. D’ailleurs, la pluie est presque bienvenue comme elle rafraichit un peu la masse animée. L’interprétation est incroyablement précise, mais ça ne veut pas dire que l’aspect technique est au détriment de la spontanéité. Trent surtout ne semble pas pouvoir s’empêcher de renverser son clavier de temps en temps. Le spectacle n’est pas que sonique,des lumières stroboscopiques en font la partie intégrale.

Il paraît que tout le monde connaît des paroles de touts les morceaux. C’est vraiment impressionnant de voir tellement de fans fidèles, et c’est évident que le respect qu’ils ont pour Trent est réciproqué. Le concert se termine par Hurt, et le chœur de plusieurs milliers des gens accompagnent Trent sur ce morceau iconique. Tout le monde a le plein cœur.

La deuxième journée du festival OpenAir touche à sa fin, et dire qu’elle était excellente simplement ne suffit pas. Nous n’arrivons presque pas à croire qu’on vient de voir deux concerts tellement extraordinaires dans un espace de quelques heures. La pluie tombe toujours, et la boue devient encore plus profonde, mais avec des mélodies merveilleuses qui retentissent dans nos têtes, on n’y pense pas.

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Nick Cave: une légende sous la pluie

Est-ce qu’il y a vraiment besoin de faire des introductions quand on parle de Nick Cave ? Sûrement pas. Dès ses commencements avec le groupe post-punk The Birthday Party dans les années 70s, c’était évident que cet Australien était quelqu’un d’extraordinaire. Mais ses succès les plus grands viennent quand il joint ses forces avec un groupe international des musiciens (parmi lesquels un Zurichois) se nommant The Bad Seeds. Le style unique qu’ils créent, allié aux paroles littéraires de Cave, font de cet ensemble un des collectifs musicaux les plus appréciés de ses dernières 25 années.

Le soleil est en train de se coucher quand Nick Cave et The Bad Seeds entrent sur la scène. La pluie commence, et Nick ouvre le show avec Tupelo, la chanson d’une nuit orageuse ( il ne pouvait pas commencer mieux que cela), pendant laquelle un roi, qui pourrait être Elvis, ou qui pourrait être le Messie, est en train de naître. Les sept musiciens sur scène travaillent ensemble pour construire un édifice sonique impressionnant. Nick chante avec une voix menaçante, dansant et taquinant l’audience sans cesse. Il est suivi de près par Warren Ellis, violoniste à la barbe longue, qui ressemble à une personne échappée des romans de Charles Dickens. Les vagues du son secouent la masse.

Des morceaux excellents se suivent : après l’interprétation inspirée de Dig, Lazarus, Dig! de leur dernier album, Cave & The Seeds puisent dans leur catalogue riche de 25 ans. Impossible de choisir des highlights, parce que le concert entier n’est qu’un seul highlight. Remarquons que The Mercy Seat, la chanson peut-être la plus représentative de Nick Cave, est mille fois meilleure live que sur l’album.

Un couple est en train de s’embrasser, et Nick leur dédie le morceau Henry Lee (sympa, la chanson parle d’une fille qui poignarde son amant). La situation se calme pendant que Nick s’assoit au piano et joue le ballade gentil Love Letter. Mais ce n’est que pour un instant, et puis il se déchaine complètement pendant Papa Won’t Leave You Henry, l’histoire épique de meurtre, dépravation et solitude, tout infusé avec des références bibliques, bref, une typique chanson de Cave.

Pour finir, c’est Stager Lee, réclamé par la public – une histoire cruelle des gens cruels, plein des mots qu’on ne peut pas publier dans les médias respectables. Un concert formidable.

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Une journée diluviénne

La deuxième journée de St Gallen OpenAir la pluie n’arrête pas. Vu que tout le monde a mis ses anoraks et des bottes, le site du festival ressemble plutôt à un village des pêcheurs suédois qu’à un camp d’été. Pourtant, cela ne semble gêner trop les enthousiastes du rock. Malgré le fait que c’est inévitable d’avoir la boue jusqu’aux genoux, l’ambiance reste festive, vu que le samedi a le line-up le plus intéressant.

Le publique, apparemment assez satisfait des concerts de Stress et Sophie Hunger, discute en buvant de la bière, et en essaiant de ne pas perdre leurs chaussures dans la boue. Lentement, tout le monde se rassemble devant la scène où le concert de Nick Cave va bientôt commencer.

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The Flaming Lips

Finalement, vers 1 heure du mat, on a finalement l’opportunité de voir The Flaming Lips, les alt-rockeurs cultes. Le respect pour le groupe formé en 1983 ne fait que grandir avec les années, mais c’est vrai que ces potes de Radiohead et Beck n’ont jamais été vraiment dans ce qu’on appelle mainstream. C’est à cause de ça qu’on se demande au début comment des choses vont marcher devant un public festival. Au début, il semble que ce ne serait pas top. Devant une audience perplexe,The Flaming Lips sortent avec un groupe de gens habillés comme Telletubbies, les images psychédéliques défilant sur un écran géant. Aussi, il y a des ballons, des confettis et beaucoup de fumée. Mais c’est quoi déjà, semble être la réaction générale. Le discours donné par le chanteur Wayne Coyne sur George Bush et Barack Obama, très cliché d’ailleurs, n’aide pas non plus. Mais alors on s’aperçoit de la musique, qui est simplement merveilleuse. Les couches du son coulent comme un fleuve se mêlent l’un à l’autre, et nous engloutissent dans des mondes étranges imaginés par ces artistes unique. Le scepticisme initial disparaît complètement. Ensuite, Coyne dédie la reprise d’un morceau de Madonna, Borderline, à Michael Jackson, dont la nouvelle du décès se répand vite sur le festival. Tout le monde est ému, et après la dernière note de la chanson il y a une silence pensive avant un applaudissement tonnant. Chaque morceau nouveau est une toile du son complexe entraînant les gens vers l’euphorie. Quand le groupe se met à jouer She Don’t Use Jelly, une des chansons clés des années 90s, l’extase est complète. The Flaming Lips finissent la soirée avec Do You Realize, leur ode magnifique à la vie, la mort et l’espoir. Tout le monde a des chairs de poule. Et puis, il commence à pleuvoir. Les gens tendent leurs mains vers les cieux, riant et sautant du bonheur, laissant des gouttes d’eau effacer tout ce qui est banal, au moins pour un moment. C’est un moment magique, qu’on portera longtemps après s’être éparpillés dans la nuit, sous la pluie qui n’arrête de tomber.

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Yeah Yeah Yeahs

Le trio américain, consistant de la femme fatale Karen O et deux mecs geek s’est transfpormé en passant du groupe indie rock culte à superstars internationales. Avec leur dernier album, It’s Blitz, ils ont complètement réinventé leur style, et l’attente de voir un groupe en plein épanouissement était grand. Aussi, l’œil géant sur la scène suscitait la curiosité. Finalement, les musiciens sortent. Les pulsions de guitare et basse secouent le public, et puis, Karen O, habillé comme une poupée, un tube fluorescent tout autour son visage, se met à chanter. Le morceau Heads Will Roll est très différent de la version studio, maintenant beaucoup plus immédiat. La foule est en délire, surtout quand Karen, jetant le tube fluorescent, nous laisse voire son visage. Le spectacle qui suit est inoubliable. Aucun répit entre des chansons, chaque n’est que plus énergique que la dernière. Karen donne tout ce qu’elle a. Elle chante presque tendrement pour un moment, et puis, brusquement, commence à hurler, sautant sans cesse. Ses cris de banshee portent l’audience à l’extase. Et puis elle se déchaine complètement, poussant des soupirs sensuels et enfoncant le microphone dans sa bouche (bref, le symbolisme n’est pas très difficile à deviner). Ses compagnons sur scène sont bien, mais c’est évident que Karen est l’âme de Yeah Yeah Yeahs. Ce concert excellent est fortement récompensé par l’audience impressionné. Yeah Yeah Yeahs sont déjà traité come des légendes du rock, ce qu’ils sont évidemment sur bon chemin à devenir.

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