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Des nominations qui prouvent bel et bien que le NIFFF est un festival éclectique! Eclectisme de genre ou de moyens et tout autant de réalisateurs singuliers, les prix décernés hier soir ne manquent pas de montrer à quel point les sélections proposées cette année visaient large.
FISH STORY Yoshihiro Nakamura

Composé des réalisateur Bong Joon-ho (Corée) et Joko Anwar (Indonésie), de Gerard Soeteman (scénariste, Pays-Bas), François Angelier (journaliste, France), Erika Stucky (chanteuse et performeuse, Suisse/USA), le jury international à décerné le Prix H.R. Giger «Narcisse» du meilleur film à

FISH STORY de Yoshihiro Nakamura.

Le film met en scène une fin du monde évitée de justesse par un groupe de personnes tout-à-fait ordinaires dont l'entière réussite repose sur une chanson punk-rock. Tout en livrant une histoire profondément sensible et intelligente, FISH STORY procure des frissons non pas d'horreur mais de plaisir. Un vrai bonheur narratif à la musique envoûtante qui séduira même les détracteurs de punk-rock...

INFESTATION de Kyle Rankin s'est vu attribuer une mention spéciale. Et si la victoire de FISH STORY est largement méritée (j'avoue que le long métrage m'a énormément touché et qu'il était mon favori), le choix d'une mention pour INFESTATION paraît curieuse. Aussi, les arguments du jury concernant cette mention sont les suivants:
"Grâce à son humour, à l’hommage rendu aux films fantastiques tournés depuis Méliès en 1895, à sa capacité à effrayer le spectateur et au fait qu’il nous incite à nous procurer de l’insecticide fabriqué en Suisse, nous estimons qu’une mention spéciale doit être décernée à Infestation."

Quant aux autres prix:
Le jury MELIES (Valentin Greutert, Florian Keller et Bettina Oberli) décerne le Méliès d’argent du meilleur long-métrage européen à LEFT BANK de Pieter Van Hees.
Le Prix H.R. Giger «Narcisse» du meilleur court-métrage suisse revient au film LE PETIT DRAGON de Bruno Collet.
Le Prix Taurus Studio est décerné aux courts-métrages LE PETIT DRAGON de Bruno Collet et DÉJÀ de Antonin Schopfer.
Le Méliès d’or du meilleur court-métrage européen va à TILE M FOR MURDER de Magnus Holmgren, Suède.
Le Prix TSR du Public revient à CONNECTED de Benny Chan, Hong Kong/Chine.
Le Prix du meilleur film asiatique est attribué à THE HANDSOME SUIT de Tsutomu Hanabusa, Japon.
Le Prix Mad Movies du film le plus «Mad» va à LEFT BANK de Pieter Van Hees, Belgique.
Le Prix Titra Film revient à ANTICHRIST de Lars Von Trier, Danemark/Allemagne/Pologne/Suède/Italie.
Et pour finir, le Prix de la jeunesse Denis-de-Rougemont distingue FISH STORY de Yoshihiro Nakamura, Japon.

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A deux jours de la fin des festivités cinématographiques, rencontre avec Anaïs Emery, directrice artistique du festival sans qui bien des choses seraient différentes, car sans mettre tout le travail sur les mêmes épaules, c'est notamment grâce à son travail que le festival se porte si bien.
Pour écouter l'entrevue, c'est par ici que ça se passe. Et le Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel, c'est encore jusqu'au 5 juillet!
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Dernier film d'animation réalisé par le génie créateur du célébrissime Ghost in the shell ou encore d'Avalon, The Sky Crawlers ne cesse de surprendre par ses traits atypiques. Et si l'on retrouve avec autant de plaisir Kenji Kawaï au générique, dont la musique ne manque pas d'embaumer les images pour en tirer toute leur force, le film en lui-même peut paraître un peu long.
The Sky Crawlers - Mamoru Oshii
Au fil de ses deux heures, ce n'est pas tant la qualité de la réalisation sinon le minimalisme de la narration qui finissent par lasser. Et si c'est sans doute une volonté du directeur pour mettre en exergue ce sentiment de solitude et de monotonie éprouvé par les protagonistes et dont le réalisateur reprend le leitmotiv au grès de ses œuvres, l'innombrable utilisation de plans fixes, tableaux presque immobiles et la redondance des plans rendent l'expérience cinématographique presque fatigante. De plus, on peine à comprendre le fil de l'histoire dont il faut attendre la toute fin pour avoir des précisions, informations somme toute données dans un concentré temporel qui les rendent peu digestible. Pourtant, si l'on fait abstraction de ces quelques détails (qui relèvent parfois de la subjectivité lié à l'état de fatigue du spectateur…), le film relève du chef d'œuvre de composition dont il serait possible de tirer un parallèle avec le travail de Straub et Huillet. Les images quant à elles restent sublimes et le travail visuel ne trahit pas le réalisateur. Désormais, il devient de plus en plus incontournable d'appliquer l'appellation de "film d'animation" et non plus de "dessin animé". Car la technologie numérique et la modélisation en 3D s'intègrent à part entière dans les réalisations du genre. On pourrait même en venir à dire que c'est le dessin animé qui s'intègre à l'imagerie numérique, non sans nourrir le plaisir du spectateur pour le plus souvent. Ainsi, la modélisation par ordinateur des scènes de combats aéronautiques et autrse paysages permet un rendu époustouflant. Cependant, car tout n'est jamais parfait, l'animation par dessins accuse un certain retrait en rapport aux dernières œuvres animées d'Oshii. Force est de constater que les moyens ont surtout été concentrés sur la création numérique, ceci montre peut-être simplement que l'animation dite traditionnelle vit ses derniers instants sur la pellicule d'œuvres se devant de remplir un cahier des charges économique, mais seul l'avenir pourra en témoigner. Pour finir sur une bonne nouvelle, le basset, animal fétiche de Mamoru Oshii, reste l'animal de compagnie incontournable du long métrage, une marque de fabrique bien connue du réalisateur.
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Loin des clichés habituels australiens, à l'abri des plages ensoleillées, de la barrière de corail et des surfeurs bronzés, Ruppert Glasson nous emmène dans le lieudit de Coffin Rock et nous plonge dans un drame intimiste à la limite du thriller. Le film réalisé par l'australien se glisse dans la compétition internationale en offrant aux spectateurs quelques frissons bien placés, mais sans vraiment provoquer de tension durable.
Coffin Rock -Ruppert Glasson
Dans un petit village des côtes australiennes, Jess et Robert tentent en vain d'avoir leur premier enfant depuis quelques temps déjà. Ironie du sort, Jess fait des recherches sur la reproduction en milieu marin. Quant à son mari, il tient une boutique d'articles de pêche dans leur bourgade de résidence, Coffin Rock. Tout paraît paisible et accueillant à Coffin Rock, seulement cette difficulté à avoir un enfant trouble la quiétude matrimoniale de Robert et Jess. Après maintes réflexions, le couple décide finalement de recourir à des tests de fertilité. C'est lors de leur visite en ville pour des analyses qu'un jeune homme s'éprendra de Jess, se faisant vite la promesse de rendre cet amour réciproque. Il décidera par la suite de déménager à Coffin Rock pour tenter sa chance. De ce changement suivra une romance troublante et vicieuse qui sortira Coffin Rock de sa quiétude habituelle. Pour un premier long métrage, Rupert Glasson s'en tire avec les honneurs. La situation est très bien mise en place et l'intrigue se développe dans une fluidité certaine. Mais si les clichés ne figurent (presque) pas dans le film, la psychologie des personnages pêche un peu. On pourrait reprocher par là que les protagonistes sont un peu trop lissent et conformés dans leur rôle. Et s'il arrive de se sentir nerveux en visionnant le film, cette tension ne dure jamais assez pour véritablement se soucier du sort des personnages, sans compter sur quelques éléments trop prévisibles. On peut attribuer au film le mérite certain d'avoir réussi à créer une prison psychologique à ciel ouvert, mais les barreaux ne résistent malheureusement pas longtemps.
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Suite à la rétrospective sur les films hong-kongais de "catégorie III" organisée dans le cadre du NIFFF, Julien Sévéon, journaliste et auteur d'un livre sur le sujet, nous donne plus de précision sur ce courant cinématographique plutôt subversif.

L'interview réalisée dans le cadre du festival est disponible ici.

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