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Dimanche soir : Les vagues s’estompent sur le lac de Neuchâtel tandis que les festivaliers repartent les yeux brillants, encore sous le charme des paroles de Yannick Noah.
Yannick Noah à Festi'Neuch

Après 3 jours passés sous un soleil de plomb et un micro-épisode orageux, Festi’Neuch a su combler les attentes de son public grâce à une affiche particulièrement soignée incluant Placebo (à qui elle faisait les yeux doux pour célébrer son 15ème anniversaire), Benabar, Fatboy Slim, avant de finir la semaine en beauté avec le légendaire Yannick Noah. Cette dernière journée placée sous le signe de la famille a d’abord vu défiler nombre d’activités riches en couleurs (et en ballons), notamment avec Balafon et son concert rock dédié aux plus jeunes sur la scène du Lacustre. Autre bonne surprise de cette journée, le groupe The Waffle Machine Orchestra et ses rythmes endiablés promptes à propager un virus du swing tenace et sans espoir de vaccin.

En fin de journée, une courte averse n’est pas parvenue à égratigner la carte postale des Jeunes-Rives, tandis que le concert d’Akhenaton/ IAM rassemblait près de 4'000 personnes sous la tente du grand Chapiteau. Dans les chiffres, le festival a même marqué une affluence record en battant l’édition 2014 avec plus de 43'000 festivaliers encadrés par la petite armée de bénévoles et membres du staff (1'700 personnes tout de même !).


Mais comment clore cette édition anniversaire sans un bouquet final ? Festi’Neuch a donc fait appel aux services du maître de cérémonie Yannick Noah. Son dernier passage en Suisse remontait en novembre dernier à l’Arena de Genève, où il présentait son dernier album « Combats ordinaires », mélange efficace de variété et de rock aux accents ensoleillés. Fidèle à lui-même, le chanteur a crevé le ciel pour nous ramener quelques heures en arrière, lorsque festivaliers et cygnes se croisaient sur la berge pour échapper à la chaleur écrasante. Pour toute une génération, ce concert était aussi l’occasion de faire un bond plus loin dans le passé grâce à des titres comme « Nul part où aller » et « Les murs » où l’on reconnaît la plume de l’ancien chanteur de Téléphone, Jean-Louis Aubert, l’ami de trente ans et le confident. Devant un public conquis d’avance, Noah s’est une fois de plus imposé, en dégageant une aura magnétique qui s’étend encore dans le ciel jusqu’au bout de la nuit.

 

 

Crédits: Marc Pérez

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