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Après Balthazar, Purity Ring offrait un shownirique aux Docks le jeudi 23 avril. Un spectacle coloré et lumineux, immersif et merveilleux.

Une première partie forte intéressante

En guise d’amuse-gueule, Born gold se produit sur la scène des Docks. Et quel amuse-gueule ! Le duo, canadien à l’instar de Purity Ring, envoie sévère ! À la base il s’agit d’un projet réunissant plusieurs artistes canadiens de musique électronique indépendante ou expérimentale (selon Wikipédia). Or Born Gold surprend par son côté à la fois expérimental et indie-pop. L’amplitude sonore de sa musique est telle qu’il passe rapidement de la douce mélopée à ce qui semble être un mélange de drum’n’bass, d’électro et de rock (la guitare électrique influe beaucoup sur la sonorité). Allez faire un tour sur leur page Soundcloud si vous souhaitez faire une découverte.

 

   

L’anneau de pureté sur scène

Un monde, un imaginaire éthéré. C’est ce que suscite Purity Ring et sa musique onirique.

En effet, le costume de la chanteuse digne des films de science-fiction et les décors concordent pour nous transposer dans un autre espace et un autre temps. La scène est truffée de guirlandes pendues au plafond qui s’éclairent et clignotent au gré de la musique. Ajoutée à l’éclairage général de la scène, cette installation est idéale pour créer des ambiances claires et obscures qui va si bien au groupe. Les jeux de lumières se font aussi par l’intermédiaire des instruments (voir photos ci-dessous) qui sont pour le coup en parfaite synchronisation avec la musique. Cela va des lampes qui s’illuminent lorsqu’on les touche avec les baguettes comme un xylophone lumineux, à l’anneau de lumière que la chanteuse emploie avec ses gants-miroirs. Le résultat est époustouflant. Ces moments de grâce visuelle contrastent avec d’autres moments où la chanteuse (Megan James) se balade sur la scène sans trop savoir où elle va. Cela se conjugue tout de même très bien à la musique qui se veut planante et stimulante. Les basses puissantes et les aigus aériens s’allient et font inévitablement vibrer la salle entière qui s’anime en de légers pas de danse; ou bien en de vagues mouvements du corps auxquels se prête la musique.

La chanteuse prend parfois le temps d’échanger quelques mots avec son publique a contrario de son acolyte (Colin Roddick) vissé à la table de mix qui reste discret. Et pourtant c’est avec timidité que sa petite voix aiguë nous parle, révélant une innocence qui nourrit pleinement leur art.

C’est dommage que le concert se termine abruptement à la fin d’un morceau. Les deux artistes ne prennent même pas le temps de savourer les applaudissements effrénés des spectateurs. Le morceau se termine, la chanteuse nous dit au revoir et le groupe disparaît de la scène. Voilà comment ça s’est passé. On applaudit, siffle, fait tout le bruit possible pendant cinq bonnes minutes dans l’espoir d’en avoir encore. Mais rien. La fin est aussi brève et brutale que le concert était prenant et jouissif.

Cela n’enlève rien à l’excellente performance offerte par Purity Ring. Un groupe assez jeune puisque formé en 2010, qui sort, après Shrines en 2012 son deuxième album Another Eternity au mois de mars dernier.

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