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Balthazar a déchiré Les Docks ce mardi 21 avril !
Balthazar en grand

Un joli et long cursus

Âgé d'une dizaine d'années, le groupe nous vient de Belgique, plus précisément de Courtrai, en Flandre-Occidentale. Il est composé de Maarten Devoldere (chant, clavier, guitare acoustique), Jinte Deprez (chant, guitare), Patricia Vanneste (violon, synthé, chant), Simon Casier (basse, chant) et Christophe Claeys à la batterie. Balthazar est lauréat dès 2005 du Kunstbende, concours musical récompensant  la créativité. À dix-huit ans à peine ils faisaient montre d’un talent innovant.

Et ils ne s’arrêtent pas là. Nouveau succès lors du Humo’s Rock Rally en 2006 où ils remportent le prix du public leur permettant d’enregistrer leur premier maxi single.

Pour leur premier album il faudra attendre mars 2010 en Belgique et octobre 2011 pour le reste de l’Europe. Applause connaîtra un franc succès. La sortie en octobre 2012 de leur 2nd album Rats place véritablement le groupe comme valeur montante de la musique belge. Tout naturellement, ils sortent leur troisième et dernier album en ce début d'année 2015, Thin Wall.

Les ingrédients de la réussite sont à la fois simples et sophistiqués. Balthazar mêle savamment l’audace des lignes harmoniques avec la simplicité des lignes rythmiques. Le tout donne une musique à la signature unique, inspiré de la pop et du rock tout en restant dissemblable.

                                                       

Balthazar aux Docks, ça donne quoi ?

Le concert débute sur une mélodie répétée au piano et à la basse, alors qu’aucun musicien ne se trouve encore sur scène. Il s’agit des premières notes de Decency.

Si vous êtes brouillés avec la pop, Balthazar est susceptible de vous réconcilier avec. Les membres utilisent leurs capacités multi-instrumentales pour adapter chaque chanson. Certains passent aisément du clavier à la guitare, ou du violon aux maracas (comme Patricia). L’emploi du violon, et la présence de deux chanteurs principaux alternant la place de « leader » à chaque chanson ─ si tant est qu’on puisse parler de leader ─ donne une sonorité toute particulière à ce groupe.

En effet, le violon se trouve être le troisième instrument polyphonique avec les claviers et les guitares présents sur scène (sans compter la basse). Cela explique en partie la richesse sonore de Balthazar comparée à d’autres groupes de pop/rock. Ajoutée à la variation du chanteur principale, les chansons s’enchaînent sans être répétitives.

Visuellement, le groupe joue sur des mouvements synchronisés. Un pas en arrière, ou un mouvement de tête coordonné à la musique, ça fait son petit effet. Dans l’une des chansons les membres se rassemblent autour du batteur. Et ça aussi, ça a son petit effet. Ils irradient de complicité et on peut sentir leur cohésion, même loin de la scène.

Les artistes ont aussi le mérite de faire déplacer des gens de toutes générations; des jeunes de moins de 18 ans aux moins jeunes de 40 ou 50 ans. Ils dialoguent aisément avec leur public qui leur répond tout aussi aisément. Le français facilite grandement les échanges évidemment.

Un instant de communion

Le concert se termine sur un moment quasi surréaliste. Durant la dernière minute, le groupe entonne les paroles de Blood like Wine a capela. Les paroles sont alors entrecoupées de silence remplie d’écho. Et elles résonnent dans nos corps. On mesure alors leur puissance.

En guise de point d’orgue, les musiciens lèvent le poing ou leurs instruments au ciel. Ce geste, on peut le voir à la fin du clip de Leipzig.

                              

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