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La nouvelle adaptation du chat du rabbin par Sarah Marcuse est jouée à la Grange de Dorigny pour le plaisir des petits et des grands.

 

Par Florence Müller.

« Miaou, miaou » fait le chat du rabbin, pour camoufler son don et pouvoir rester avec sa maîtresse Zlabya. Sarah Marcuse, fondatrice de la compagnie La Fourmilière, adapte au théâtre la fameuse bande dessinée de Joann Sfar, « le chat du rabbin ». La compagnie cherche avant tout à « promouvoir une vision positive du monde, une fenêtre d’espoir ». C’est un pari réussi avec cette adaptation théâtrale qui fait la part belle à l’atmosphère si riche de la culture juive séfarade dont l’auteur est issue. L’adaptation met nos sens en éveils en entourant la pièce de trois musiciens, dont les airs rappellent tout à la fois le klezmer ashkénaze et les chants orientaux du Maghreb. La danse et les bons petits plats sont aussi à la fête, avec la séduisante Zlabya qui cuisine, chante et danse offrant au public un voyage sensoriel au cœur de la fameuse histoire du chat du rabbin.

Le chat du rabbin, lui, est heureux, tranquille, et se repait de l’amour de sa maîtresse, la belle Zlabya. Ce bonheur sans histoires est interrompu lorsqu’il mange le perroquet de la maison et se retrouve miraculeusement doté du pouvoir de la parole. Le rabbin, craignant la mauvaise influence du félin sur sa fille chérie, lui permet de l’approcher seulement lorsqu’il sera devenu un « bon Juif » qui ne ment pas. Narrateur de l’histoire, parfois insolent et surtout très intelligent, le chat nous fait entrer dans le monde séfarade et nous permet, avec ses questions pertinentes, de comprendre sa culture.

Xavier Loïra, dans son rôle du chat, est excellent en félin taquin, et le rabbin, interprété par Jacques Maeder, est extrêmement attachant, et sa gentillesse parfois naïve constitue un hymne à la tolérance.

Tout au long de ce spectacle, le public rit aux éclats, et l’on ressort le sourire aux lèvres, avec comme un léger parfum d’épices qui diffuse son sillage dans la froide nuit d’hiver suisse, bien loin de la douceur des loukoums algériens.

Prochaines représentations :

• 26-27 mars : Théâtre du Pommier, Neuchâtel
• 7 avril : Nouveau Théâtre Beaulieu, Saint-Etienne FR
• 9-18 juin : Théâtre Alchimie, Genève

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