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Dernière journée du festival mais aussi journée internationale de la femme. Qu'elle plus belle manière de clôturer ces 10 jours en assistant à cet ultime débat : "Les femmes dans les processus de paix". Pour accompagner ce sujet et ce débat, un film : Pray the Devil Back to Hell.

 

Choisir d'Agir et Réagir

Un film retraçant le rôle des femmes dans les processus de paix au Libéria dans les années 1990.

Le Libéria, élu domicile de prédilection par les afro-américains dans la fin des années cinquante, subit tensions et guerres civiles depuis le départ de ceux-ci. Avant la « décolonisation », les américains ont à leurs habitudes privilégié certaines ethnies au dépend d’autres, instauré un régime voué à la discordance et aux conflits d’intérêts et ont, bien sûr, saupoudré le tout d’argent et de fusils.

Et on remercie les Etats-Unis pour leur énième contribution à la paix dans le monde ! Cela mérité bien un prix nobel de la paix pour le président !

Ce climat propice à la démocratie et modèle de justice, ne tînt que quelques instants avant de s’effondrer dans le chaos le plus total. Le chef du gouvernement commettant crimes de guerre et joyeuses ripailles sur le dos de son peuple quant à la l’armée rebelle, chargée de libérer son pays de ce tyran, usurpateur de pouvoir, celle-ci… et bien elle était tout aussi innocente que sa proie, commettant crimes de guerre à la chaîne et maintenant terreur et insécurité tout en ayant pouvoir et argent constamment dans sa ligne de mire.

L’histoire que je suis en train de vous narrer n’est qu’une infime partie de ce qui s’est passé au Libéria et ne concerne qu’une infime partie de la population, une population mâle, dopée aux testostérones, avec un désir insatiable de tuer et de violer ! Ces hommes ont peut-être produit cette histoire mais ce sont les femmes qui en ont changé son cours !

Femmes et enfants, premières victimes de pays, économies et régimes instables. Femmes et enfants, premiers absents de négociations pour la paix, pour le changement et pour débats ou initiatives s’intéressant à leur sort. Femmes et enfants longtemps boudés par le droit, longtemps niés un statut de citoyen, être humain parmi d’autres. Femmes dont le corps est le premier a être envahi et souillé lors de conflits. Enfants dont l’âme et les désirs sont corrompus et manipulés vers la haine et la destruction…

Femmes et enfants, pourtant, seuls instances d’espoir qui restent quand les hommes ont tous basculés dans l’innommable et l’inhumanité.

Les hommes au Libéria, se faisant une fierté d’être au combat, n’admettent pas les femmes. Celles-ci n’ont donc aucune responsabilité directe dans les conflits, leurs mains ne sont pas recouvertes de sang, seuls leur cœur et corps saignent et subissent. C’est cette situation qui a été propice aux mouvements des femmes du Libéria pour la paix.

En 1989, les villageois s’étaient tous réfugiés à Monrovia, capitale du Libéria. Les forces rebelles commettaient dans les villages viols et autres hostilités morbides ce qui poussait les populations dans la capitale où ils se pensaient à l’abri, sous la direction directe de Taylor, le despote…Or, Taylor voyait leur présence comme néfaste à l’image qu’il voulait avoir de la gouvernance de son pays. Il commença a y avoir des rumeurs, des bruits affreux courraient dans les camps de réfugiés : les forces rebelles avançaient sur Monrovia et Taylor allait déplacer le conflit dans les camps pour soi-disant protéger les réfugiés mais saisir, en réalité, l’occasion de nuire et d’éliminer la plupart d’entre eux dans le chaos qui s’annonçait.

C’est à ce moment, que les femmes en eurent assez ! Assez d’avoir peur, de courir, fatiguées de voir leurs enfants violés, tués, de les voir disparaître, de vivre dans une guerre incessante, de vivre avec la faim et la peur au ventre.

Assez de voir tous ces hommes mener cette zizanie et n’avoir comme seule ambition : pouvoir et argent ; sans le moindre souci de leur peuple ou de ses souffrances.

Ces femmes vivaient un calvaire sans fin, leurs intérêts n’étaient pas défendus et elles étaient prisonnières de ce climat mortuaire et martial, sans un mot à dire ! Jusqu’au jour où elles en eurent assez, où ils étaient allés trop loin, où les femmes surent que si la paix devait arriver un jour, cela n’arriverait pas avec eux mais avec elles !

Elles étaient le dernier espoir de paix pour le Libéria. Consciente du devoir et des responsabilités qui leur incombés, elles y mirent toutes leurs âmes et courage.

Ce film est leur histoire, leurs combats et leurs victoires !

Finalement ce FIFDH aura été riche en émotions et en découvertes. Il ne me reste plus qu’à trouver le courage…d’AGIR car les exemples et les héros dont s’inspirer ne manquent pas et grâce leur soit rendue !

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