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Nous sommes le 7 Mars.

Le Festival prend fin demain et notre aventure avec.

Beats of Antonov

Charlie’s Country

Dirty Gold War

sont les trois films vers lesquels on a décidé de se tourner.

Gaks gold

On croit souvent faire le premier pas, faire nos propre choix et être les seuls résponsables de nos sacrifices or, il n’en est rien !

Au FIFDH, ce sont les films qui vous choisissent, les documentaires qui vous élisent, les acteurs qui vous confient leurs combats.

Et vous dans tout ca ? Vous êtes la boîte de réception, le réceptacle !

Ce n’est pas vous qui vous tournez vers tel ou tel film, c’est le film qui vous fait tourner la tête, qui vous bouleverse et vous marque au fer à tout jamais.

Quand on rentre dans une salle de projection, nous devenons du bétail conscient qu’il ne ressortira pas vivant de l’abattoir à bons sentiments et du voile de l’ignorance.

Trois films nous ont donc élu, nous ont donc confié leurs messages et leurs doléances.

Beats of Antonov, Charlie’s Country et Dirty Gold War.

Les trois se penchent sur l’éradication de peuples et cultures, se tournent vers un non-retour de l’humanité, vers une terre déjà bien entamée par les méfaits de l’homme et sa cupidité, vers la destruction de l’homme et l’effacement de son humanité.

De cette torpeur s’élèvent pourtant des cris, des chants, des voix qui eux y croient encore, qui espèrent encore pouvoir faire valoir leurs droits, qui n’ont pas encore perdu la foi et qui comptent encore se faire justice.

Pourquoi est-ce qu’alors nous n’y croyons plus ? Pourquoi est-ce que nous voyons l’humanité condamnée ? Pourquoi est-ce que ce sont ceux qui subissent et souffrent le plus de la mondialisation, de la modernité et d’intérêts étrangers, qui y croient le plus ? Sommes-nous tant pessimistes que ca ? Avons-nous donc perdu tout espoir ?

Si cela est le cas… autant mourir maintenant que de subir et d’être asservi à un système et une société qui n’y croient plus et dans laquelle nous n'avons plus foi. Autant céder notre place à ceux qui le méritent, ceux qui se battent et luttent pour un monde meilleur, un respect de la vie, de la terre et de la diversité. Nous, vous, eux, tous ceux qui se disent où ne s’avouent pas défaitistes qu’ils croupissent dans une honte éternelle.

Ne sont pas dignes à la vie, ceux qui ne croient plus en elle.

Ne sont pas dignes d’être sur terre, ceux qui n’en prennent pas soin.

Ne sont pas dignes d’aimer, ceux qui n’aiment pas leurs voisins.

Ne sont pas dignes d’être heureux, ceux qui se réjouissent en tant qu’individu uniquement !

Vous l’aurez compris ce FIFDH, vous n’en sortez pas indemne !

Vous pensez y aller pour apprendre et découvrir sur l’autre, sur la condition des droits humains et de l’humanité dans le monde mais, en réalité, l’unique chose à laquelle vous êtes confrontée c’est vous même. Que ceux qui n’ont pas la conscience tranquille, prennent garde !

C’est peut-être égocentrique, égoïste, nombriliste de voir ce festival ainsi ! Comme un énième service rendu aux riches et nordistes avides de purifier leurs âmes. Mais il nous rend véritablement service et nous apprend une leçon :

Là où la mort et la tristesse règnent le plus, est aussi là où la vie et la joie triomphent!

Beats of Antonov

Des peuples entiers dans le sud du Soudan, réfugiés dans la région du Nil Bleu et de la Montagne Nouba. Chassés depuis des années, victimes de racisme, de guerres ethniques, des « sacs noirs » auxquels on n’accorde aucune valeur, vivant au rythme des bombardiers, de maisons brulées, bétails tués et proches disparus… Désarmés, aucun fusil en main ; leurs seules armes : la beauté, la musique, le chant et des couleurs radieuses !

Charlie’s Country

Nous suivons Charlie, un vieil aborigène d’Australie. Son aigreur et sens de l’humour nous emmènent vers de nombreux horizons de réflexion. Charlie n’est pas son prénom, son véritable prénom est trop compliqué à prononcer ; comme sa culture qui est devenue trop compliquée a intégrer dans la société moderne et post colonialiste d’Australie. Charlie se cherche une identité. Il tente un retour à la Terre Mère mais celle-ci le rejette. Il est déjà bien trop atteint par la société et ses maladies. À Darwin, il se mêle aux siens- ceux qui ont quitté les campements- déchéance et alcool le mène en prison. Là il perd toute identité. Son ami d’enfance avouera ne pas réussir à lui parler tant il est changé : cheveux et barbe rasés. Sorti de prison, Charlie rentre au village artificiel et surveillé où les siens sont pour la plupart enfermés. Face à la l’échec de son retour aux sources, de sa quête pour un état de complétude et d’harmonie entre ce qu’il a été, ce qu’il est et ce qu’il aimerait être ; Charlie se soumet à sa condition mais s’engage dans sa communauté pour que eux, les jeunes, n’aient pas à vivre son cheminement d’errance entre cultures et identités, pour qu’ils aient une chance de faire perdurer la richesse de leurs origines dans la brutale et écrasante société australienne.

Dirty Gold War

L’or de la mine à la vitrine. Plus jamais vous ne regarderez vos alliances, bijoux ou caprices de la même manière et… tant mieux ! Personnellement, je pencherais pour rendre l’or, son utilisation en tant que monnaie et ou décoration : illégale ! Alors qu’il est si évident de bannir le commerce d’ivoire, d’ailerons de requins ou de graisse de baleine pourquoi n’en est-il pas de même pour l’or ?!

L’or est un fléau, son histoire n’est pas glorieuse ! La beauté qu’on lui attribue, les valeurs qu’elle est supposée faire éclater au nez de tous : richesse, élégance, finesse… Toutes ces choses sont très relatives et ne valent rien au regard des dégâts et de l’horreur qu’elle amène : morts, pollutions et corruptions sans parler des génocides historiques et ruées animales vers la richesse ! Si la valeur de l’or est à revoir, ce film aussi est à voir, et revoir et ce, jusqu’à ce que tout un chacun enregistre dans son petit cerveau qu’il est temps de mettre un terme à cette industrie de la mort !

Dès aujourd’hui, refusez le port ou l’achat d’or, informez-vous sur le sort des réfugiés du Sud Soudan et militez pour la survie des populations indigènes !

FIFDHment vôtre…

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