frequencebanane.ch
Le 3 mars, c’était la journée de la femme !

Non ? Comment ça, non ?

Aya
Mais si je vous le dis qu’hier c’était la journée de la femme ! Je ne raconte pas n’importe quoi, quand même !

Non, c’est le 8 mars ?! Et pourquoi ça ? Qu’est-ce qui vous dit que c’est le 8 et non le 3 !

L’histoire ? Les sites officiels et les manifestations qui vont avoir lieu ce jour-là ?!

Ah… Si c’est comme ça, alors je dois m’insurger, m’indigner car je trouve et je pense de tout cœur que la journée de la femme c’était hier !

OUI ! Hier ! Arrêtez de me contredire et laissez-moi vous expliquer, peut-être comprendriez-vous mieux ensuite.

Mardi 3 mars, était donc la journée de la femme.

Au FIFDH, ce jour-là se sont suivis deux films, deux documentaires, deux perles du 7ième Art. Chacun d’eux avait pour protagoniste principal, une femme.

Une femme de courage, tristesse, solitude, force, ténacité et amour. Une femme dont le portrait et l’histoire te secouent, te font trembler d’émotion, fierté et admiration. Une femme que tu n’oublieras jamais et pour qui tu as décidé de te battre !

Me battre ? Oui, me battre ! Ces femmes-là, ces femmes dont je vais vous parler et que vous devez absolument découvrir par vous-même, car mon article loin d’être exhaustif est beaucoup trop subjectif, ces femmes-là n’ont pas besoin d’être défendu.

Il est passé l’âge, le temps, la possibilité de les défendre. C’est parce que personne n’est venu à leur secours qu’elles sont si fortes aujourd’hui, que je les respecte du plus profond de mes entrailles.

Emprisonnées, battues, humiliées, intimidées, détruites, violées et forcées dans le silence, ces femmes se sont battues, se battent et se battront encore pour leurs libertés.

Certes, ces femmes ne sont pas du même monde, n’ont pas les mêmes combats, priorités, blessures…mais il n’en demeure pas moins que ces deux femmes, ce sont battues vaillamment et mérite notre admiration pour ça !

D’un côté, Aya.

De l’autre, Rebiya.

D’un côté, le Cambodge.

De l’autre, la Chine Occidentale- Le Turkestan oriental, la région Xinjiang.

D’un côté, l’esclavagisme, le commerce d’êtres humains.

De l’autre, l’annihilation d’un peuple, d’une culture.

D’un côté, une lutte personnelle avec soi-même

De l’autre, un combat pour une nation

D’un côté, l’amour intime d’une fille pour sa famille, sa vie

De l’autre, l’amour inconditionnel d’une femme pour les siens

D’un côté, le silence, la mélancolie, la tristesse

De l’autre, la fougue, l’énergie et l’espoir

On peut continuer ainsi longtemps… De toute manière, je ne vais pas y arriver. C’est impossible de retranscrire la beauté et la force de ces deux femmes, de ces deux êtres.

En quelques heures, à travers images et débats, ces femmes sont maintenant devenues une partie intégrante de mon être.

Mélange d’héroïnes et d’anti-héros, j’en suis tombée amoureuse et je décrète que le 3 mars sera dorénavant la journée de la femme, de ces femmes, de celles qui n’abandonnent jamais vraiment, de celles qui gardent la tête haute, de celles qui arrivent chaque jour à poursuivre leur combat, chacune à leur manière.

Très chère Aya, très chère Rebiyia, et chères consœurs je vous remercie pour hier. Vous nous avez accordé votre temps, votre âme, votre espace de réflexion et vos combats. Je vous serai à jamais reconnaissante…

Merci aux réalisateurs et au FIFDH de leur avoir accordé une place, de nous avoir donné l’opportunité d’aller à leur rencontre et de vibrer au son de leurs voix.

Femme, et « Homme », je vous rendrai fières et ferai tout pour ne jamais salir votre travail, vos combats et je compte à partir de ce jour vous célébrez dignement, tous les ans, le 3 mars !

The Storm Makers, Guillaume Suon

The 10 Conditions of Love, Jeff Daniels

Bookmark and Share
Commentaires

Cet article n'a pas encore de commentaire.

 
Ajoutez un commentaire :
Nom:
E-Mail:
Commentaire: