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Mercredi 2 avril, à la Grange de Dorigny, se déroulait la finale du désormais célébrissime Banane Comedy Club. Et on n’y avait jamais autant ri, comme l’a soulignée la coordinatrice du Festival Fécule et membre du jury du tremplin.

Logo du BCC (© BCC)

Depuis trois ans, ce tremplin d’humour rythme les soirées estudiantines et les conversations de la cafeteria. Issu de l’union de Fréquence Banane et du Swiss Comedy Club, il permet au public de découvrir les nouvelles têtes du monde humoristique de demain. Le principe simple : permettre à tout humoriste en herbe qui se respecte de tenter sa chance.  Si son taux d’applaudissements nous laisse assourdis, alors il peut aller plus loin dans l’aventure. Pour ce faire, après un casting des plus sélectifs, la brochette des seize plus beaux spécimens se bat pour aller en finale. Cette année, huit humoristes se sont battus pour leur place à Satellite, huit autres à Zelig. C’était ensuite au public de choisir les coqs les plus rigolos. Quelques choix durs à faire plus tard, la finale est là.

Beaucoup de changements, dans cette nouvelle édition de la finale du Banane Comedy Club. D’abord, le public vote avec des petites télécommandes. Oui, lorsqu’il entre dans la salle, muni de son arme secrète, le spectateur a un pouvoir dont il ne se rend pas tout de suite compte. D’abord, il faut noter, sur une marge de un à quatre, chaque humoriste. Puis, il faut choisir celui que l’on a préféré. Le public devient jury. Le jeu devient tout à coup encore plus intéressant.

C’est le gagnant du tremplin de ce même festival en 2012, Thomas Wiesel, qui a su entraîner le public dans cette aventure d’un soir. Le spectacle a ainsi été soulevé par ce comique à l’humour noir et grinçant toujours parfaitement maîtrisé. Grâce à son talent d’improvisateur, les sketchs des six derniers finalistes se sont suivis comme un long fleuve tranquille... Ou presque. Car la relève se fait au pied levé, et il n’a qu’à bien se tenir !

De tous ces comiques en herbe, un fil conducteur, celui des origines. Venant tous un peu de partout, ils ont su jouer sur les cultures et en rire. Malgré ce point commun, nous ne pouvons rien enlever aux charmes uniques de chacun. Il y a Nadim, qui saute partout alors qu’il est encore malade d’une bonne grippe. Son débit de blagues laisse le public halluciné et a même charmé le fondateur du Swiss Comedy Club. Ce dernier lui a d’ailleurs donné son vote. Il y a aussi Charles Nouveau, grand coup de cœur du public, qui a choisi de se lancer dans la thématique du football, et a réussi le pari de faire rire les filles aussi. Puis il y a Fabio Meyer, humoriste aux mélanges culturels à se rouler par terre de rire, entre son physique de mexicain, son nom de famille allemand et son accent canadien. Et bien sûr, il y a Alexandre Kominek, le grand vainqueur de cette édition 2014. Par son air faussement détaché, il a su charmer la quasi-totalité des jurys. Son regard satirique sur la vie de tous les jours ne laisse personne indifférent, et son charisme sur scène fait découvrir un personnage sympathique, posé et calme. Nous finissons par l’imaginer ami, posé à côté de nous à boire une p’tite binch’ en nous racontant ses mésaventures. Sauf que lui, il va faire la première partie de Gad Elmaleh au festival Rock Oz Arènes le 17 août prochain. Ce n’est pas n’importe quoi comme tremplin.

Du coup, vous aussi, vous reprendriez bien un peu de Banane non? Cette semaine, pour ses vingt ans, Fréquence Banane organise un festival du rire qui risque bien de vous laisser des crampes à l’estomac. Un programme alléchant qui invite Kheiron, Verino, Sasha Judaszko et bien d’autres encore pour nous lâcher une dernière fois avant le début des révisions. Pour plus d’infos, aller sur le site de l’événement !

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