frequencebanane.ch
Pour vous, Fréquence Banane a forcé les portes du centre de recrutement de Lausanne pour vous en livrer tous ses secrets !
@miljobs.ch
En cette fin d’année, ce sont quelques mille cinq cent jeunes entre 18 et 25 ans qui ont reçu leur ordre de marche pour se rendre au recrutement militaire. Il n’était donc pas rare ces dernières semaines de croiser des cohortes d’apprentis, étudiants et travailleurs tombés du lit, pour se rendre, avec appréhension ou nonchalance, dans les centres de recrutement dont celui de Lausanne.

Cette entrée en matière obligatoire s’inscrivait une fois de plus dans un climat pro-armée encore tiède des votations du 22 septembre dernier. Le peuple avait en effet réaffirmé son soutien pour une armée de conscrits, rejetant de ce fait l’initiative du GSsA (Groupe pour une Suisse sans Armée). Bien que l’armée ait encore de beaux jours devant elle, il semble, pour une majorité de Suisses, qu’elle devient régulièrement sujet à polémique.

Dans ce contexte, on entend souvent parler de l’école de recrue mais qu’en est-il exactement du recrutement et comment se déroule-t-il? Il sert avant tout à vérifier l’aptitude des recrues à l’armée grâce à une batterie de tests sur deux jours. Dans les chiffres, ce sont environ 35% des Suisses qui sont déclarés inaptes pendant leur recrutement et l’armée perd encore environ 10% de ses effectifs après seulement quelques semaines d’école de recrue. Il est donc capital de préparer son recrutement à l’avance afin de minimiser les risques d’une mauvaise affectation.

Afin de comprendre ce qui se passe durant ce cours laps de temps, une petite enquête intra muros vous a été concoctée dans le centre de recrutement de Lausanne par Fréquence Banane. Vous avez pu la découvrir durant l’émission « La Mensuelle de la rédac » qui a été diffusée ce dimanche et vous pourrez la réécouter d’ici à quelques jours sur cette même page. Pour vous donner l’eau à la bouche, en voici un extrait :

En théorie, tout jeune mâle au passeport à croix blanche doit se rendre au recrutement afin de décider s’il effectuera le service militaire prévu par la constitution ou la protection civile, ou, en cas d’inaptitude encore, s’il devra tout simplement payer la taxe de 3% sur le salaire.  Ainsi, c’est par un pâle matin d’automne qu’il a été possible de rapporter sous une plume le déroulement d’un recrutement.

Qu’on l’ait déjà accompli ou non, chacun a pu donner libre cours à son imagination à son sujet, en laissant ses aprioris se nourrir du témoignage laconique du grand-frère ou de ses amis. La vérité est que le recrutement reste une grande inconnue pour une large partie de la population et notamment les femmes, compte tenu du fait qu’elles ne sont pas « conviées » à la fête. Chiffres à l’appui, l’armée ne regroupe en effet qu’environ deux mille femmes pour environ cent trente mille hommes. Cependant, le recrutement en soi ne laisse pas beaucoup de surprise aux recrues, il s’agit avant tout d’une véritable opération marketing pour l’armée accompagnée d’une série d’évaluations pour trier les élus sur le volet. Tout commence donc avec une file indienne pour retirer ceux qui connaissent le médecin et ceux qui connaissent…le juge. Pour cela, il vous faut passer devant une cafétéria alimentée en jeux vidéo (on ne vous dira pas quel genre), et en babyfoot, plus classique.
La suite nécessite un peu plus de travail, le recrutement étant divisé en quatre grandes étapes : Les tests psycho-intellectuels, les examens médicaux, les tests sportifs, et l’affectation à un corps d’armée. (…)
Bookmark and Share
Commentaires

Cet article n'a pas encore de commentaire.

 
Ajoutez un commentaire :
Nom:
E-Mail:
Commentaire: